‹ De lʼemploi du chalumeau dans les analyses chimiques et les déterminations minéralogiquesChapitre 154 sur 174 · Sodalithe · texte numérisé non relu

Sodalithe

a. Sodalithe du V ésuve, (iV2 Mu (1 ) -\-^A* M u ) + 4 {NS- j- 3AS), ( Arfwedson. )

( Je tiens de M. Haüy l’échantillon qui a servi aux essais. )

Seule dam le matras , ne donne point de traces d’eau.

Sur le charbon , ne subit aucune altération ;

U) Mu = acide muriatique.

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mais à l’aide d’une insufflation très-énergique , elle s’arrondit sur les bords , sans se boursoufler , sans former de bulles et sans perdre sa transparence.

Avec le borax , se dissout en petite quantité et avec une difficulté extrême , en un verre incolore et transparent.

Dans le sel de phosphore, ne se tuméfie pas, et se dissout difficilement en petite quantité sans se décomposer. Le verre devient opalin en refroidissant.

Avec un peu de soude , donne un verre transparent autour d’un noyau intact. Une plus grande quantité de soude décompose le minéral, le gonfle et le rend infusible. Si alors on ajoute une nouvelle dose de soude , la masse boursouflée entre en fusion , et donne naissance à un verre trouble ou opaque , mais incolore.

Avec la solution de cobalt 3 fond sur les bords où elle se colore en bleu.

b. Sodalilhe du Groenland , NS -f- 2 A S (?).... (T homson). (L’échantillon m’a été donné par M. Cordier).

Seule, dans le matras 3 dégage un peu d’eau sans que l’aspect ou la transparence du minéral en soient altérés.

Sur le charbon , fond avec un boursouflement et une ébullition très-actifs, etdonne un verre anfractueux, mais incolore.

Avec Iç borax, se comporte comme la précédente.

Dans le sel de phosphore , se décompose avec la plus grande difficulté. Après quelque temps d’insufflation , on remarque que les bords de la pièce d’essai sont devenus siliceux. Le verre devient opalin en refroidissant.

Avec la soude , se vitrifie beaucoup plus difficilement que la sodalithe du Vésuve. Le verre est opaque.

Avec la solution de cobalt, se comporte comme la précédente.

y. Lapis-Lazuli. L’échantillon qui a servi aux essais était très-pur et offrait un clivage naturel ; je le dois à M. Cordier.

Seul dans le matras , donne un peu d’eau sans changer d’aspect ou perdre de sa transparence.

Sur le, charbon , fond difficilement en un verre blanc ; ce blanc est mêlé de bleu , dans les premiers instans de la fusion ; mais en poussant la liquéfaction on fait disparaître entièrement la couleur bleue. La partie qui ne fond pas conserve çà et là des taches bleues , et devient d’un vert sombre dans le voisinage de la fonte. Le lapis-lazuli non lamelleux, fond plus aisément en se boursouflant un peu.

Dans le borax , se dissout avec une effervescence soutenue, en un verre transparent et incolore. Durant la dissolution le noyau non encore attaqué

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brille d’un éclat plus vif que le verre qui l’environne.

Dans le sel de phosphore , l’effervescence qui accompagne la dissolution est également prolongée, et le même phénomène d’ignition se fait remarquer ; la dissolution a lieu d’une manière complète et sans résidu siliceux; elle a pour résultat un verre incolore, qui devient opaque en refroidissant.

Avec la soude, la solution n’est que partielle et donne un verre opaque , gris-verdâtre , qui prend en refroidissant , une couleur rouge semblable à celle que produit l’hépar. Une plus grande quantité de soude n’apporte aucun changement dans les phénomènes.

R. L’effervescence avec les flux, ainsi que le développement de la couleur de l’hépar par la soude , paraissent indiquer un contenu d’acide sulfurique.

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