‹ de lesprit des loisChapitre 125 sur 168 · LIVRE XXXJI, CHAPITRE XXII. IJQ · texte numérisé non relu

LIVRE XXXJI, CHAPITRE XXII. IJQ

virent à Louis-leTGermanique Tan. 858 : mais ils proposoient des choses et ils réclamoient des promesses tant de fois éludées, que l'on voit qu'il* n avoient aucune espérance de Jés obtenir.

Il ne fut plus question \ que (Je- réparer en gé-

\ néral les torts faits dans l'église et dans 1 état. Les

' rois, s'engageaient de ne point ôter aux laides leurs

hommes libres , et de ne plus .donner les biens

ecclésiastiques par des préceptions ■ ; de sorte que

le clergé et la noblesse parurent s'unir d'intérêt^.

Les étranges ravages des Normands, comme

j'ai dit, contribuèrent beaucoup à mettre $n à

ces querelles.

' Les rois , tous les jours moins accrédités , et par les causés que j'ai dites et par celles que je dirai , crurent n'ayoir d'autre parti à prendre que de se mettre entre les- mains des ecclésiastiques. Mais le clergé ayoit affaibli les rois, et les rois avoient affoibli le clergé. >

En vain Chartes-le-Chauve et ses successeurs appelèrent-ils le clergé * pour soutenir l'état et

* Voyez le capit. de l'an 85i, arc 6«t 7. - . .

* Charle$4erChauVe, dans le synode de Soissons, dit qu'il avoit promis aux évéqùes de ne plus donner de préceptions des biens de l'église. Capitulaire. de l'an 853, art. n, éctft. de Baluze, tome 11. page 56.

'Voyez dans Nitard, liv. xy, comment, après la fuite de Lothaire, lés rois Louis et Charles, consultèrent les évéques pour savoir s'ils pourroient prendre et partager le royaume qu'il avoit abandonné. En effet, comme les évéques formoient entre eux un corps plus

i8o de l'esprit des lois.

en empêcher la chute; en vain se servirent-ils du respect -que les peuples avoient pour ce corps Y pour maintenir celui qu'on devoit avoir pour eux; en vain cherchèrent-ils à donner de l'autorité à leurs lois par l'autorité des canons * j en vain joignirent-ils lçs peines ecclésiastiques aux peines civiles '; en vain , pour contrebalancer l'autorité du comte , donnèrent-ils à chaque éveque la qualité de leur envoyé dans les provinces 4 : il fut impossible au clergé de réparer le mal qu'il avoit fait ; et un étrange malheur, dont je parlerai bientôt , fit tomber la , couronne à terre.

uni que les leudes , Il convenoit à ce* princes d'assurer leurs4roits par une résolution des éveque** qui pourroient engager tous les tufres seigneurs à les suivre.

* * .Voyez le capitulaire de Chaiies-le-Chauve, apud Saponarûu, de fan 8S9, art. 3. Venilon, que j'ayois fait archevêque de Sens, m'a «acre; et je ne deyois être chassé du royaume par personne, « saltem

■ sine audientiâetjudicio epiacoporum, quorum ministerïo inregem « sum. consecratus, et qui throni Dei sunt dicti, in quibus' Deus < sedet, et per quos sua decernit judicia ; quorum paternis correc-

■ tionibns et castigatoriis judiciis me subdere fui paratus, et in

■ pressenti sùm subditus. »

1 Voyez le capitulaire de Charles-le-Chauve, de Carisiaco, de l'an 857, édit. de Baluze, t. n, p. 88 , artl 1, 2, 3, 4 et 7-

1 Voyez le synode de Pistes, de Tan 86a, art. 4î ** 1« capitulaire de Carloman et de Louis n, apud vernis palatium , de l'an 883, art. 4 et 5.

* Capitulaire de l'an 876, sous Charles-le-Chauve, in tynodo PontigVBéiuï , édit. de Baluze. art. ia.

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