SECONDE EAGE
Changement dans les aîeu*.
Charlemagne, dans le partage dont j'ai parlé au chapitreprécédent ', régla qu'après sa mort les ho m* nies de chaque roi recevraient desbénéfices dans le royaume de leur roi, et non dans le royaume d'un autre '; au lieu qu'on conserveroit ses aïeux dans quelque royaume que oe fût. Mais il ajoute, que tout homme libre pourroit, après la mort de son seigneur , se recommander pour un fief dans les trois royaumes à qui il voudrait, de même que celui qui n'avoit jamais eu de seigneur 1 . On trouve les mêmes dispositions dans le partage que fit Louis-le-Déhonnaire à ses enfants l'an 8 1 7*.
* De l'an. 806 , entre Charles, Pépin et Louis» H est rapporté par Goldast et par Bakize, 1. 1, p. 4^9. - ' v . >
1 Art, 9«p. 443* Ce qui est conforme au traité cTAndely, dan» Grégoire de Tours, Ut. ix. -, •
* Ait. 10» Et il n'est point. parlé de ceci dans le traité d'Andely. 4 Dans Baluze/ 1.- 1, p, 174* Lacentiam habeat unusquisque liber
homo, qui seniorem non habuerit, cuicumque ex bis tribus rratribus voluerit se commendandî , article 9. Voyez aussi le partage que fit Le même empereur, Ton 8 37, art. 6, édit. de Baluze, p. 686.
î84 ;»* L^SPRIT DES LOIS.
Mais quoique les hommes libres se recbminandassent pour un fief, la milice du comte n'en étoit point affoiblie : il falloit touj purs que l'homme libre contribuât pour son aleu , et préparât des gens qui en fissent le service, à raison d'un homme pour quatre manoirs , ou bien qu'il préparât un homme qui servît pour lui le fief : et quelques abus s'étant introduits là-dessus , ils furent corrigés, comtne il paroîtpar les constitutions * de Charlemagne et pur celle de Pépin , roi d'Italie % qui s'expliquent l'une l'autre.
Ce que les historiens ont dit, que la bataille de Fontenay causa la ruine de la monarchie , est très» vrai. 'Mais qu'il me soit permis de jeter un coupd'oeil sur les funestes conséquences de cette jourpée.
Quelque temps après cette bataille r les trois frères , Lothaire i louis et Charles , firent un traité dabs lequel je trouve des clauses qui durent changer tout l'état politique chez les François *.
* De l'an 811, édit. de Balttze» 1. 1, p. 486, art. 7 et 8; et celle de l'air 8 ja, ibid. p. 490» art. 1. Ut omnis liber homo qui quatuor mansoa yestitos de propria ano, aWe de alicujus beneficio, babet, ipae ae prteparet, et ipae in bostem pergat,jive cum seniore suo, etc. Voyez le càpitulaire de J'an 807, édition de Baluze, tome 1, page 453. , , , t
2 De l'an 793 , insérée dan* la loi des Lombards, liv. m, fit. ix, cbap. ik. . , a. " y •
1 En l'an 847, rapporté par Àubert-le-Mire et. Baluze, t. n,p.4*> conventu* apud Marsnam.