LIVRE XXXI, CHAPITRE XXVIII. ig
Pour bien sentir l'affaiblissement qui en résulta à la fin de la seconde race f il n'y a qu'à voir ce qui arriva au commencement de la troisième , où la multiplication des arrière- fiefs jnit les grands vassaux au désespoir.
C'étoit une coutume du royaume que quapd les aînés avoient donné des partages à leurs cadets ceux-ci en faisoient hommage à l'aîné 1 ; de manière que le seigneur dominant ne les tenoit plus qu'en arrière-fief. Fhilippe - Auguste, le* duc de Bourgogne, les comtes de Ne vers, de Boulogne/ de Saint-Paul, de Dampierf e, et autres seigneurs, déclarèrent que dorénavant,, soit que le fief fut divisé par succession ou autrement, le tout relèverpit toujours du même seigneur, sans aucun seigneur moyen *. Cette ordonnance ne fut pas généralement suivie ; car, comme j'ai dit pilleurs , il étoit impossible de fairp dahs ces temps-là desj, ordonnance? générales : mais plusieurs de nos coutumes se réglèrent là-dessus.
1 Comme il par oit par Othon deFnssingue, des Gestes de Frédéric,