‹ de lesprit des loisChapitre 134 sur 168 · CHAPITRE XXIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIX

De la nature des fiefs depuis le règne de Charles-le-Ghauve.

J'ai dit que Charles-le-Ghauve voulut que quand le possesseur d'un grand office ou d'un fief laisse- roit en mourant un fils, l'office ou le fief lui fut donné. H sejroit difficile de suivre le progrès dés abus qui en résultèrent et de l'extension qu'on donna à cette loi dans chaque pays. Je trouve dans les livres des fiefs ' qu'au commencement du règne de l'empereur Conrad II , les fiefs * dans tes pays de sa domination, ne passoient point aux petits-fils; ils passoient seulement à oelûi des enfants du dernier possesseur que le seigneur avoit choisi * : ainsi lès fiefs furent donnés par une espèce d'élection que le seigneur fit entre ses enfants.

J'ai expliqué au chapitre XVII de ce livre comment, dans la seconde race , la couronne se trouvoit à certains égards élective, et à certains égards héréditaire. Elle étoit héréditaire, parce qu'on prenoit toujours les rois dans cette race; elle l'étoit encore , parce que les enfants succédaient :

* .livre 1, titre z. '

1 Sic progressant est, ut adfilios deveniret in quem dominus hoc Tcllet beneficium confîrmare. Ibid.

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