‹ de lesprit des loisChapitre 136 sur 168 · CHAPITRE XXX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXX

, Continuation du même sujet. ' •

Il est dit dans le livre des fiefs 4 que r quand l'empereur Conrad partit pour Rome , les fidèles qui étoient à son service lui demandèrent de faire

1 Au moins eu Italie et en Allemagne.

2 Qnod hodie ita stabilitum est, ut ad omnes aequalixer veniat. Lirre i, des fiefs, titre i.

1 Gerarduf Niger, et Aubertus de Orto.

4 Liv. x, dea fiefs, tit. i.

ig6 de l'esprit des lois.

uhe loi pour que les fièfs qui passoient aux enfants passassent aux petits-enfants ; et que celui dont le frère étoit mort sans héritiers légitimes pût succéder au fief qui avoït appartenu à leur père commun : cela^fut accordé, }

On y ajouté , et il faut se sôuveiiir que ceux qui parlent vivoient du temps de l'empereur Frédéric I er *, « que les anciens jurisconsultes avQient ce toujours tenu que la succession des fiefs en fc ligne collatérale ne passoit |>oint *^u-delà des « frères germains, quoique dans des temps mo- «c dernès on l'eût portée jusqu'au septième degré; « comme par lé droit nouveau, onTavoit portée « en ligne directe jusqu'à l'infini \ » C'est ainsi que la loi de Conrad reçut peu à peu des extensions.- -

Toutes ces choses supposées , la simple lecture de l'Histoire dé France fera voir que la perpétuité des fiefs s'établit plutôt en France qu'en Allemagne. Lorsque l'empereur Conrad II commença à régner en 1024 > les choses se trouvèrent encore en Allemagne comme elles étoient déjà en France sous le règne de Charles-le-Ghauve , qui mourut eïi 877. Mais en France , depuis le règne de Charles-le-Chauve, il se fit de tels changements que Charlès-le-Simple se trouva hors d'êp**

* Cajas Ta très-bien prouyé.

* Liv. 1 des fiefs, fit. i.

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