LE RAPPORT CALCIUM/PHOSPHORE
. À l'organisme, il faut en effet une quantité minima de calcium et une quantité minima de phosphore. Les rapports des deux minéraux sont insécables, c’est une faute de les négliger.
Nous rappellerons que ce rapport élémentaire Ca/P doit être pour :
un nourrisson ......... eme 0e 1,5 UV ONTANT LE a. à à a due lies tac 2 Un adolescent Sue 1 un adulte... Ed . . 0,5
On voit donc que, pour un adolescent, la quantité journalière de phosphore ingéré doit être égale à celle du calcium. Pour un adulte, il y a nécessité d’un apport alimentaire de phosphore deux fois plus élevé que celui du calcium. |
Nous pouvons nous poser la question de l’observance de cette règle et rapidement conclure par la négative.
I1 y a donc déséquilibre alimentaire et perte d’une quantité importante de calcium par faute d’un appoint suffisant en phosphore.
Le Calcium dans l'alimentation
Après avoir noté la nécessité du phosphore, il serait injuste dans une thèse portant sur l’activité de ce dernier, au sein du métabolisme du calcium, d’oublier les origines alimentaires de ce calcium.
Le CALCIUM nous est apporté par le lait et les fromages, par les fruits secs et certains fruits frais (citron, orange, etc..), certains végétaux aussi sont riches en calcium, tel le cresson, qui pour 100 gr. de produit comestible, contient 200 mgr. de calcium.
Notons aussi que dans l’eau de boisson, la moyenne de la teneur en calcium est, d’après H. et M. HINGLAIS, de 5 centigrammes par litre, à Paris, cette teneur s'élève à 7 centigrammes.
Les viandes sont peu riches en calcium, par contre, l’appoint alimentaire dû au poisson est en moyenne de 20 centigrammes par kilo.
La richesse des poissons en éléments minéraux et en vitamines À et D donne à ce calcium une plus grande valeur au point de vue assimilation.
Outre l'équilibre phospho-calcique, nous citerons comme FACTEURS D’ASSIMILATION du calcium : les vitamines, les glandes endocrines, l’équilibre acide-base et le système nerveux.
Nous ne nous attarderons pas sur la valeur de ces quatre derniers facteurs attribuant à l’'ÉQUILIBRE PHOS- PHO-CALCIQUE le rôle primordial dans le métabolisme du calcium et, en particulier, dans le métabolisme calcique osseux.
Le métabolisme calcique osseux
Le bilan du CALCIUM est étroitement SUBORDONNÉ au bilan du PHOSPORE.
La notion caractéristique de l’état calcique osseux est sa combinaison à l’acide phosphorique.
Dans le chapitre suivant, nous envisagerons ce problème même de l’assimilabilité phospho-calcique.
Il y a, répétons-le, étroite subordination entre le métabolisme phosphoré et le métabolisme calcique, maïs il faut surtout se souvenir que l’interdépendance qui existe ainsi entre les deux métabolismes accorde la PRIORITÉ à l’ION PHOSPORIQUE.
La molécule phospho-calcique au sein des os est extrêmement complexe, la calcification osseuse résulte de la combinaison de l’ion phosphorique au calcium et aux protéines de la substance qui précède l’os.
N'importe quel phosphore ne peut être envisagé pour jouer ce rôle. Certaïns, comme le phosphate tricalcique, ne sont pas à recommander, en raison même de son inassimilabilité au niveau de l'intestin.
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4 | Le ne. de l'assimilabilité phospho-calcique
à. déjà difficile à résoudre par le faible rapport du phos-
phore au calcium ingéré, devient encore plus insoluble lorsqu'on fournit une mauvaise qualité de CR à :
l'organisme. \ :
\ Tous les acides ne sont e égaux quant à leur pou- : | voir calcifixateur au niveau de l'intestin. Mais comment 4 vérifier cette valeur ? Il n’y a malheureusement pas de | méthode vraiment sûre pour connaître la proportion du calcium assimilé au calcium ingéré, aussi nous nous sommes contentés dans nos résultats des taux de calcémie sanguine dont la constance habituelle est bien connue (100 mgr. par litre NORMALEMENT).
Le phosphore nucléotidien au moment de son introduction dans l'organisme peut être considéré comme « caput mortuum », mais il est extrêmement prêt à s'intégrer au cycle biologique. Nous pensons que son hydrolyse par le suc gastrique lui fait sûrement perdre une partie des bases puriques, ce qui permet à une cellule organisée de l’adapter.
Le phosphore, s’il se lie au calcium, donne un phosphate de chaux éliminé par le rein s’il est soluble, au contraire intégré à la cellule osseuse s’il est insoluble.
LE MÉTABOLISME VRAI comporte :
En considérant notre produit comme le triptyque suivant :
Phosphoryle, ose, base.
1) L’hydrolyse acide qui élimine la base, ce phénomène se produisant au niveau de l’estomac.
2) L’assimilation à un élément cellulaire au niveau .de l'intestin.
3) L'intégration, même ce qu’on appellera LE MÉTA- BOLISME VRAI, l’association à un ion calcium.
Pour obtenir tout ce cycle, nous devons nous adresser à un phosphore d'excellente quantité, au phosphore
nucléotidien dont nous voulons mettre l’usage en hon- .neur.
Le taux des calcémies de nos malades a été quelque peu malmené par les destructions osseuses et la demande consécutive de l’os en ions calcium.
si le dépôt du complexe phospho-calcique dans le tissu conjonctif des os a besoin pour. s'effectuer d’un appoint en vitamine D, il faut pour que ce complexe s'établisse que l'assimilation. phospho-calcique se soit précisément effectuée à travers la muqueuse intestinale, le phosphore nucléotidien réalisant pour nous le meilleur produit ayant ce pouvoir.
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