‹ De L’Insertion Vélamenteuse Du CordonChapitre 13 sur 20 · RO} RE · texte numérisé non relu

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gères à la disposition du cordon. Si, comme le veut M. Poullet, la rupture prématurée des membranes doit être considérée comme une conséquence de l’implantation vélamenteuse, on ne saurait nier qu’elle ne prédispose à laccouchement prématuré. Mais quoi qu’en ait dit cet auteur, nous persistons à considérer ce fait comme douteux,

C'est surtout pendant le travail qu'apparaitraient les accidents qui ont tant elfrayé les accoucheurs. Le plus grave de Lous est lhémorrhagie qui se produirait au moment même de la rupture de Ja poche des eaux. En même temps que les membranes, les branches veincuses ou arté- “rielles qui serpentent à leur surface, privées de leir soutien, seraient . également déchirées. Le fœtus mourrail exsangue, ce qui explique sa päleur lorsqu'il est expulsé.

Mais si on réfléchit-aux condilions nécessaires de cette hémorrhagie, on se convainera sans peine qu’elle doit être excessivement rare. [l faut, en effet, que l'implantation soit très éloignée da placenta, presque au pôle opposé de l’œuf, et que le trait de déchirure soit perpendiculaire, au tout au moins oblique par rapport au trajet des ramifications vasculaires. Or ces dispositions ne se rencontrent que dans la minorité des cas.

Presque toujours c’est à quelques centimètres et par conséquent très près da placenta que se fait l’implantation vélamenteuse.

En outre, même dans les cas où on sent au toucher les branches vasculaires sur la partie saillante de la poche des eaux, ce qui est la disposition la plus grave, l’accoucheur ne pourrait-il en prévenir les dangers en imilant la con-

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duite d’Halliday Croom dont nous rapportons plus loin l'observation ? |

Il est vrai qu'on peut rencontrer un autre inconvénient contre lequel il est plus difficile de lutter, je veux parler de la compression des vaisseaux au moment du passage de la tête fœtale. Mais on n’invoque ce mécanisme que lorsqu'on ne peut expliquer d’une autre façon la mort du fœtus. Il ne nous appartient pas de le révoquer en doute, car théoriquement il paraît assez rationnel, mais ce qu'on ne saurait nier, &’est qu’il est extrêmement rare.

Benckiser, Hüier ont rapporté des observations d’insertion vélamenteuse du cordon compliquée de sa procidence. D’après Crédé et Scanzoni, ce grave äccident serait à redouter surtout dans le cas où l’implantation se fait dans le voisinage du col.

2° Mére. — Nous en aurons fini avec les inconvénients et les dangers de lPinsertion vélamenteuse quand nous aurons mentionné les difficultés qu’elle occasionne parfois pour la délivrance.

On à dit, en effet, que pour la mère elle n'avait aucun danger ; c’est vrai jusqu’à un certain point, mais il ne faut pas oublier qu’elle peut devenir pour elle la source de complications de la plus haute gravité. C’est ce qui ressort nettement de l'observation suivante due au docteur Thévenot :

Il s’agit d’une grossesse gémellaire. Le travail commença à 10 heures du matin; à 41 heures du :soir la femme accouchait d'un premier enfant. A la suite, perte de sang peu abondante. A # heures du matin naissait le second enfant. Dix ou quinze minules après, la sage-femme, vou-

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Jant opérer la délivrance, exerce des tractions sur les deux cordons qui se rompirent. C’est à partir de ce moment que l’hémorrhagie devint inquiétante. Un premier docteur appelé ne put extraire les deux placentas et la perte de sang continua. Enfin le docteur Thévenot appelé en consulialion parvint à les retirer et la perte cessa. Mais la patiente avait perdu une telle quantité de sang qu’elle faillit succomber et qu’il lui fallut près de deux mois pour se remettre.

C’est donc au moment de la délivrance, alors que le fœtus est expulsé et hors de cause que des difficultés peu vent survenir ; Car tout s’élant passé normalement, la sagefemme ou l’accoucheur sont sans défiance ; ils exercent des tractions sur le ou les cordons, s’il y en a plusieurs, et 1l leur arrive ce qui arrive parfois dans ce cas : le cordon leur reste dans la main. Pour prévenir l’hémorrhagie ils n’ont alors d'autre ressource que de faire la délivrance arüficielle en allant avec la main décoller et extraire le placenta. Nous nous plaisons cependant à reconnaitre que ces accidents diminueront de nombre et de gravité à mesure que l’on connaîtra mieux l'insertion vélamenteuse et qu'on pourra plus facilement arriver à la prévoir.

Nous ayons tenu à rapporter et à discuter scrupuleusement chacune des complications qu’on a attribuées à l’implantation vélamenteuse. Mais nous devons ajouter, pour être juste, qu’elles ne se montrent pas toujours, loin de là ; aussi ne doit-on pas s’attendre à les rencontrer souvent ; leur absence pourrait bien être la règle.

Nous citons, à cet appui, les 5 observations suivantes,

toutes négatives, recueillies dans le courant de l’année

1883, du mois de février au mois de novembre, dans le service de M. le docteur Porak qui nous les a obligeamment transmises.

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