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branes qui s’était produite enire les vaisseaux. Mais on ne doit guère compter sur ces circonstances exceptionnellemen t heureuses et si on reconnait une insertion vélamenteuse très éloigné du placenta, l’indication est nette ; lorsque la dilatation est complète, 1l faut rompre les membranes entre les vaisseaux, au moment d’une contraction et hâter l’accouchement. On évite ainsi d’une façon à peu près certaine toute hémorrhagie et on a de grandes chances de retirer un enfant vivant. Scanzont avait déjà proposé cette manœuvre.
Cette conduite à élé suivie par Halliday Croom dans un cas dont il rapporte l'observation (Edimb. méd. journal fév. 82). « Comme la tête était très-haute et n'aurait pu être atteinte par le forceps, il pratiqua la version et retira un enfant vivant. Une hémorrhagie très légère se produisit et fut attribuée, au passage de la main ; à l’expulsion du délivre, Halliday Groom put reconnaitre le point où s’était rompu le vaisseau intéressé. -
Dans les cas où l’insertion anormale n’a pas étéreconnue, il peut survenir parlois une hémorrhagie ou une compression des vaisseaux : les bruits du cœur fœtal s’affaiblissent, s’éloignent de plus en plus, les pulsations disparaissent dans les vaisseaux accessibles au doigt; — une seule indication s’impose : hâter l’accouchement, et si l'enfant présente encore quelque signe de vie, essayer de le ranimer par les moyens dont nous disposons.
L’implantation vélamenteuse présente encore, d’après la plupart des auteurs, un autre inconvénient, c’est d’affaiblir la solidité du cordon et de rendre sa rupture plus facile lorsqu’on veut extraire le placenta. Ce danger avait déjà été signalé par Wrisberg en 1773.
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