‹ De Ll'hémicraniectomie TemporaireChapitre 7 sur 58 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

Réparation des pertes de substance de la voûte du crâne.

Nous avons dit, dans l'introduction, pourquoi nous ne décrivions pas le manuel’‘opératoire de la trépanation classique. La description détaillée en existe dans tous les livres didactiques.

Le seul point de l'histoire de la trépanation qui nous arrêtera ici est donc la réparation des pertes de substance du crâne, qui constituent, surtout dans les opérations larges, telles qu’on tend de plus en plus à les pratiquer, un des plus graves désiderata de l’exérèse osseuse.

La réparation des pertes de substance des os du crâne a été l'objet, en 1895, au Congrès de Chirurgie de Berlin, d’une discussion des plus intéressantes.

En effet, les pertes de substance cränienne, à part quelques cas exceptionnels observés chez de très jeunes sujets, ne se régénèrent pas. Les recherches histologiques de Martini, en 1885, sur ce sujet, et les expériences d'Ollier, sur le jéune mouton, n'offrent donc qu'un intérêt expérimental, etil estimpossible d'en tireraucune méthode pratique. Les cas de régénération observés par Bruns à un âge déjà avancé sont des exceptions etsemblent même contestables.

Bruns aurait vu, à 47 ans, un pont osseux se former au milieu d’une perte de substance crânienne de 17 centimètres sur 13, Un autre malade, âgé de 29 ans, présentait une brèche crânienne de 10 centimètres sur 7; les dimensions de cet orifice se seraient réduites à 7 centimètres sur 3. Nous citons ces observations à simple titre de curiosité.

I est au contraire, comme nous l'avons dit plus haut, absolument démontré que le péricrâne est dépourvu, même chez l'enfant, des propriétés d'ostéogénèse si remarquables que possède le

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périoste des os longs, et l'on s'exposerait à de graves mécomptes en considérant comme la règle des faits rares et presque anormaux. :

Il se produit même plutôt une raréfaction des lèvres de la section osseuse : les bords de la brèche crânienne s'émoussent et tendent à la fois à s’arrondir et à s’amincir légèrement. Un véritable cal saillant et définitif ne se produit guère que dans les cas d’enfoncements sans perte de substance, chez les jéunes sujets. Gette particularité est bien connue dans l’étiologie de l’épilepsie localisée post-traumatique. |

Les véritables exostoses dépendent le plus souvent de la syphilis ou sont une malformation qui coïncide avec le crétinisme.

Aussi a-t-on essayé de venir en aide à la nature; on a eu recours, tantôt à la réimplantation de la rondelle osseuse, enlevée par la couronne .du trépan, tantôt à la {ransplantation

osseuse ou hétérogène.

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