‹ De Ll'hémicraniectomie TemporaireChapitre 9 sur 58 · TRANSPLANTATION OSSEUSE · texte numérisé non relu

TRANSPLANTATION OSSEUSE

Nous n'ins ; terons pas longuement sur ce sujet, la plupart des reproches faits à la réimplantation s'appliquant aussi à la transplantation. |

Les fragments transplantés ont été pris au squelette de l’homme ou des animaux. Ils ont été employés tantôt décalcifiés, tantôt calcinés (Barth, de Marbourg), tantôt à l'état frais et taillés particulièrement aux dépens de la table externe du crâne, au voisinage immédiat de la perte de substance. Nombreux ont été les échecs. La nécrose est très fréquente ; si elle ne se produit pas, le fragment est souvent résorbé. Cette dernière éventualité se présente surtout avec les os décalcifiés.

L'application seule d’un fragment de dimensions voulues, et comprenant la table externe d’une portion voisine du crâne restée adhérente à son pédicule périosto-cutané, serait à la rigueur recommandable, bien que cette opération, proposée par Kœnig, de Gœættingue, soit d’une exécution difficile. Une telle tentative n’aurait plus aujourd'hui de raison d’être que dans le cas où il s'agirait de réparer une perte de substance d’ancienne date, la résection temporaire étant désormais, sans conteste, la méthode de choix.

Si l'on se trouve en présence d'une perte de substance de la voûte, soit traumatique, soit opératoire, et de date ancienne, il conviendrait de procéder comme suit:

Un lambeau cutané en fer à cheval, de situation, de dimension

T. Marc. 9

et de direction appropriées par rapport à la perte de substance voisine, est taillé jusqu'à l'os. Ce dernier est rapidement sectionné jusqu'au voisinage de la table interne, à l'aide d'une des scies à curseur que nous décrirons plus loin. La table externe de la voûte est alors abattue en biseau sur tout le pourtour du lambeau qu'il s’agit d'isoler, jusqu'à mettre en évidence le diploé. Avec un large ciseau ostéotome à lame mince et à tranchant effilé, il est alors facile, en quelques coups de maillet, de tailler, tangentiellement à la surface du crâne, le lambeau voulu. La table interne est ainsi ménagée et le lambeau ostéo-cutané déplacé par torsion de son pédicule vasculaire est suturé au niveau de la perte de substance osseuse qu'il fallait combler.

Le tracé du lambeau peut être tel que, par compensation, les téguments détachés du point où existe la perte de substance osseuse puissent servir à recouvrir la table interne, mise à nu, à l'endroit où vient d’être prélevé le lambeau.

Tel est le manuel opératoire conseillé par Doyen pour réaliser l'opération de Kœnig.

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