‹ De l’Ostéoclasie comme méthode de redressement des courbures rachitiques des membres inférieursChapitre 11 sur 34 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Obijections faites à l’ostéoclasie.

Il n’y a plus lieu de craindre actuellement les désastres produits par la machine de Louvrier, qui jetèrent pendant si longtemps le discrédit sur la rupture instrumentale des os. Le redressement peut être tout à fait innocent, lorsqu'on ne l’applique pas d’une façon aveugle et uniforme et que l’on emploie un appareil aussi précis que celui de V. Robin. Dans la plupart des cas, les accidents ne surviennent que lorsque l’application de l’ostéoclaste a été défectueuse.

1° CONTUSION. — Ce n’est pas une conséquence directe du redressement ; elle résulte de la pression que les pièces de l'appareil ,surtout celles qui servent à fixer le membre, exercent sur les parties molles. Aussi siège-t-elle le plus souvent à la partie antérieure, au niveau de la rotule, où les tissus, assez minces dans cette région, se prêtent mal à la compression. C’est un accident absolument bénin, qui se traduit tout au plus par une ecchymose.

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2° DÉCHIRURE DES TÉGUMENTS. — Cette complication est à craindre lorsque la peau selérosée, ayant perdu sa souplesse, est incapable de se distendre autant que l'exige le redressement. La déchirure des téguments, dont on a beaucoup exagéré la fréquence, peut être évitée si l’on surveille attentivement le degré de tension de la peau et si l’on arrête les manœuvres dès que la peau menace de se déchirer.

3° LÉSIONS DES VAISSEAUX ET DES NERFS. — Les reproches faits à V. Robin, quant à la compression des vaisseaux, ne sont pas fondés, puisqu’une injection, poussée au moment de l’opération dans l’artère fémorale au niveau du triangle de Scarpa, a pu fuser dans les artères de la jambe ; enfin, les lésions nerveuses ne sont pas à redouter, puisqu'il n’y a que très exceptionnellement des esquilles extrapériostiques.

4° LÉSIONS ARTICULAIRES. — Dans certains cas, et en particulier après la fracture sus-condylienne du fémur, on peut voir se produire de-l’hydarthrose du genou, soit rapidement après l'intervention, soit plusieurs jours après, soit enfin même à la fin de la cure. Pour expliquer cette hydarthrose, il convient d’invoquer avant tout la rupture du périoste (V. Robin, Barudel) : les faits cliniques démontrent en effet que si l’on évite toute brusquerie opératoire, l’hydarthrose n’est plus observée.

La déchirure des ligaments articulaires ne s’observe jamais, la fracture si proche soit-elle de l’articula-

tion.

5° ACCIDENTS LOCAUX CONSÉCUTIFS. — Le relâchement articulaire, l’arthrite, ne se voient pas. La pseudarthrose est une exception. Bœckel rapporte un seul cas de pseudarthrose dû à l’enlèvement prématuré de l'appareil immobilisateur et au rachitisme très mar-

qué du sujet.

Dis

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