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basses du vaste externe (Lambotte) (1), si l’enraidissement était une conséquence inéluctable de l’ostéosynthèse, ce serait contre elle un argument majeur.
Mais il n’en est rien. L’enraidissement du genou paraît en effet, inévitable avec la technique généralement adoptée et qui consiste, une fois l’ostéosynthèse réalisée, à immobiliser le membre dans un appareil ou une attelle plâtrés. C'est une « nécessité dont tous les auteurs conviennent et qui rend impossible une stricte surveillance des suites opératoires », nous dit Cottalorda en son Rapport au V° Congrès International des accidents du travail (Budapest, 1928).
De fait, la très grande majorité des chirurgiens semble croire que le plâtre est le complément indispensable de l'intervention sanglante.
Relevons les cas présentés à la Société de chirurgie au cours de ces dernières années; il n’en est pas un seul qui n'ait été accompagné d’immobilisation par un appareil plâtré.
A Lyon, même Tavernier met ses opérés dans un plâtre pendant les trois premières semaines, puis autorise la marche dans « une culotte plâtrée prenant le bassin, la cuissewet très
ajustée au genou ».
La suppression du plâtré semble un idéal inaccessible à quelques-uns. Dans Lecène et Leriche nous notons : «il convient d'appliquer un appareil de contention, dont le meilleur est, sans conteste, l’appareil plâtré, et d'attendre les délais normaux de consolidation pour permettre la mobilisation et la marche. » (1).
Cependant, dans le Précis de technique opératoire des prosecteurs Labey et Leveuf [16], nous relevons au chapitre de l’ostéosynthèse de la diaphyse fémorale : « Immobilisation : Grand appareil plâtré de coxalgie. Avec une bonne opte h. thèse, l’appareil plâtré n’est pas indispensable. »
Il semble, ce faisant, que les chirurgiens se soient laissés
(4) In Thèse Charbonnel, p. 130.
(1) Thérapeutique chirurgicale, t. I, p. 348.