RE RES
hypnotiser par le souci d'éviter les inflexions secondaires de la diaphyse fémorale dues aux contractions puissantes des muscles de la cuisse; et Cottalorda a bien résumé cette opinion en écrivant : «il faut bien le dire, le matériel d’ostéosynthèse employé paraît difficilement de taille à résister aux contractions des puissantes masses musculaires de la cuisse. »
Or, il est de toute évidence, qu’ajouter un plâtré à une ostéosynthèse c’est d’abord se priver de la plupart des avantages de l'intervention sanglante, et c’est surtout cumuler les inconvénients des deux méthodes, en ajoutant aux risques de l’ostéosynthèse, que nul ne peut nier, les séquelles de l’immobilisation plâtrée avec son cortège de troubles trophiques frappant la peau, les muscles, les articulations, séquelles qui ne rétrocéderont qu'avec une lenteur désespérante et souvent pas complètement.
Nous pensons que l’enraidissement du genou peut être évité et que la valeur fonctionnelle du genou et de la musculature n'est jamais mieux conservée que par l’ostéosynthèse, à condi- : tion de suivre une technique qui ne repose pas sur une idée nouvelle, mais sur un principe que la majorité des chirurgiens semble avoir perdu de vue ou méconnu. « On ne peut tirer de l’ostéosynthèse du fémur tous ses avantages qu’à condition de la faire genou fléchi. » (Lambotte) (1).
(4) Remarques sur la mobilisation du genou après l’ostéo-synthèse du fémur (Bull. des accidents du travail, Anvers, 1908; In Thèse Charbonnel).