‹ De L’Ostéosynthèse De La Diaphyse Fémorale Genou FléchiChapitre 22 sur 28 · OBSERVATION V · texte numérisé non relu

OBSERVATION V

(Due à l’obligeance de M. le Docteur CHENUT.)

L... (Jean), 46 ans, est renversé, le 5 août 1926, par la chute d'une poutre métallique; entre à l'Hôpital Saint-André pour fracture de la diaphyse fémorale, au niveau de sa zoné sus-condylienne.

Déplacement irréductible du fragment inférieur qui pointe dans le creux poplité. Pas de crépitation osseuse.

-Intervention, le 21 août 1926, sous anesthésie à l’éther, par une plaque fixée par des vis dé Lambotte. Suture en flexion, le genou fléchi.

Mobilisation habituelle. Le cinquième jour, on se rend compte de l’existence d’une légère, mobilité du fragment inférieur qui tend à déplacer, faisant avec le fragment supérieur un angle obtus ouvert en dedans.

Malgré tous les efforts, ce déplacement ne peut être réduit. Le genou n’est mobilisé qu'avec une grande prudence et sans dépasser l'angle droit. ,

Le malade consolide normalement et sort de l'Hôpital, le 18 décembre 1926, avec un membre inférieur raccourci de 2 cent. 1/2, un genou sec pouvant se fléchir au delà l'angle droit jusqu’à atteindre 80 degrés.

Le malade a été revu le 8 décembre 1929. Son état serait parfait s’il n'existait de l’œdème périmalléolaire après la journée de travail. La plaque est très bien tolérée. Le raccourcissement est compensé par le port d’une chaussure à talon surélevé. La flexion du genou dépasse l’angle droit jusqu’à atteindre 70 degrés. Sans craquements articulaires, l’extension est complète; le genou est très solide.

Les radiographies postopératoires montrent, outre la présence

nent. él

d'un cal osseux développé surtout sur la face interne du fémur, la déviation du fragment inférieur dans lequel les vis n’ont pas tenu (fig. 5 et fig. 6).

F1@. 5 (face). Fië. 6 (profil).

OBSERvVATION VI.

(Due à l’obligeance de M. le Docteur CHexur.)

(Henri), 28 ans, présente, à la suite d'un accident d’automobile survenu le 5 juillet 1929, une fracture de cuisse gauche et des plaies contuses superficielles du poignet et de la main droite.

La fracture siège au niveau de la partie moyenne de la diaphyse fémorale. Présence d’une esquille postérieure (fig. 7). La mobilité anormale est très marquée, sa recherche ne détermine aucune douleur, ni crépitation osseuse, Une forte traction sur le membre permet de trouver de la crépitation, mais la traction continue suffisante n’est pas tolérée par le blessé.

Intervention le 12 juillet, sous anesthésie à l'éther. Ostéosynthèse

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SU

par plaque vissée avec sutures, le genou fléchi à 120 degrés environ.

Aucun incident opératoire.

Les jours suivants, la température s'élève à 38°5, sans aucune réaction inflammaloire du côté de la plaie opératoire.

Les mouvements passifs d'extension et de flexion sont pratiqués sans aucune douleur.

Douleur et escarre talonnière qui sont arrêtés par l'appui de l’avant-pied sur un coussin de sable permettant au talon d’être dans le vide.

Le 12 août, la radiographie montre la réduction idéale de la fracture et la présence d’un cal volumineux (fig. 8 et fig. 9).

Exécution journalière des mouvements actifs de flexion et d'extension. La flexion du genou gauche est égale à celle du genou droit. L'extension passive est parfaite, mais l'extension active est limitée par l'insuffisance du quadriceps. L’escarre talonnière n'est pas détachée.

Le 12 septembre, le malade se lève et commence à marcher, mais l'escarre talonnière n’est pas cicatrisée.

Le 8 novembre 1929, le blessé est complètement guéri. La marche est aisée, l’extension active est complète, la flexion active égale celle du genou droit. Il existe encore une légère atrophie du quadriceps gauche.

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