‹ De M. Fabio Quintiliano [microform], L. Annaei Senecae judiceChapitre 170 sur 236 · Cf. Maury, l'Ancienne Acad. des inscriptions, p · texte numérisé non relu

Cf. Maury, l'Ancienne Acad. des inscriptions, p

demie, aussi discrets que les Procês-verhaux eux-mêmes,' se sont bornés à enregistrer les deux plaidoiries. Qu'il serait piquant de connaître la physionomie de l'assemblée au cours de ce débat contradictoire, et les sentiments qui la partagèrent!

Jusque-là Caylus n'avait abordé Pline que pour le louer, ou pour le défendre contre l'ineptie des commentateurs. Il posait maintenant la question décisive — à laquelle il devait forcément aboutir après tant de circuits et de méandres dans ce labyrinthe qu'il connaissait mieux que personne, — l'autorité de Pline en matière artistique, la l)ureté de son goût, la valeur de ses jugements. Les précautions, les ménagements dont Cavhis s'entoure au début n'en font que mieux pressentir la conclusion. Il absout Pline d avance : « Un seul objet suffit pour occuper toute la vie, sans qu'on puisse encore s'assurer de l'avoir bien connu ' ». Il se justifie lui-même des restrictions qu'il va apporter aux éloges dont il comblait naguère son auteur favori, « son bréviaire » : « On commence toujours par être ébloui, et un plus grand examen laisse enfin discerner des erreurs que la réputation d'un grand homme et la disposition à l'admirer ne voilent que trop ordinairement - ». Ceci dit, il n'hésite pas à déclarer que Pline lui paraît « plus physicien que connaisseur profond dans la partie des arts ». Il les a vus, en quelque sorte, en « qualité de citoyen de l'univers ». D'ailleurs, il n'est pas original. Il a puisé à des sources grecques, aujourd'hui perdues, tout ce qui regarde « le fond et la pratique des arts ». Et comme les arts « en particulier » ne sont pas l'objet de son examen, mais plutôt l'usage qu'on a fait des différentes matières, on peut ne pas recevoir aveuglément tous les jugements qu'il prononce du point de vue de l'art.

1. Réflexions sur quelques chapitres du XXA'Fe livre de Pline. (XXV, p. 149.)

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