‹ De M. Fabio Quintiliano [microform], L. Annaei Senecae judiceChapitre 209 sur 236 · Lettres à Bianconi, passim · texte numérisé non relu

Lettres à Bianconi, passim

2. On pourrait montrer, si l'on ne craignait de multiplier les citations, que ces diverses définitions partielles ou totales ont une analogie très marquée. Ce sont les mêmes idées, parfois les mêmes termes.

ESSAÏ SUR LE COMTE DE CAYLUS-

fois \ dans sou chapitre sur les Égyplicus, iutéressant h coup sûr : cependant il se flatfo quand il « espère avoir jeté quelque lumière sur Tari des anciens Égyptiens ». Il y en a bien plus dans le liecueil q\ Caylus lui reste infiniment supérieur et [>ar le détail et par In profondeur des vues. (Test d'ailleurs sur FEi^ypte (|ue Caylus a peut-être été le plus pénétrant et le plus original, à coup sur le mieux informé des savants de son temps. Winckelmann connaissait peu TÉgyple. 11 croyait faire assez pour elle en lui accordant Tattention et le respect qu'on doit à la vieillesse : bien dilTérent en cela de (lavlus, qui vovait en elle Tinstitutrice du monde, et le premier foyer d'où les arts ont rayonné dans la suite sur les autres nations pour les civiliser. Toutefois cette divergence de vues entre Caylus et Winckelmann n'est pas ici un simple accident : elle tient à un dissentiment plus profond, à la manière dont chacun d'eux considère l'art en lui-même et conçoit son développement. Il est temps d'en parler et de pénétrer ainsi au cœur même de la doctrine.

Jusqu'ici une certaine parité de vues a semblé régner entre ces deux esprits. Tous deux envisagent le même but, s'y acheminent par une méthode analogue, obtiennent des résultats partiels peu dillerents. Cependant ils sont loin de concevoir l'art lui-même de la môme manière.

D'après Winckelmann, l'art serait spontané, simultané, indépendant, et se développerait régulièrement et normalement par sa propre force, dans les divers milieux où de lui-même il serait né. Comme ces produits communs à certains climats, qui tirent de sols différents des variétés différentes, mais ne supportent ni la transplantation ni la greffe, l'art de chaque peuple serait indigène et ne devrait

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