‹ De Mallarmé à 391Chapitre 11 sur 28 · POÈME · texte numérisé non relu

POÈME

Rose éblouie dans la main Je m'en vais semant l'espérance Matin troublé regards muels lumière étrange L'orgueil frissonne au souffle du matin. elec.

La disposition typographique est, chez Dermée, beaucoup plus enfantine, plus artificielle que chez Reverdy ; on devine qu'il arrange ses vers avec amour mais surtout par devoir. il faut être moderne, que diable. Et l’on modernise, en laissant des blancs, un poème correct qui ne manque pas de charme. Dermée qui est Montmartrois, qui en a l'esprit, est inventif ; il peut d’ailleurs plus qu’il ne promettait à cette époque et nous aurons l’occasion de parler de lui à nouveau dans un chapitre suivant. Mais il nous tarde de dire quelques mots sur un des esprits les plus brillants et les plus féconds de cette époque, esprit largement en avant du mouvement contemporain. J'ai nommé Blaise Cendrars.

Les vers de Cendrars, que distinguent un goût beaucoup plus prononcé pour la science et la mécanique et des tendances au rythme Claudélien, ont des affinités avec ceux de Reverdy. Il est l auteur de “La Prose du Transsibérien ” « véritable Train saoûl après le Bateau ivre », a dit Cocteau ; de ce poème exotique et zinzolin “ Le Panama ou les Aven-

fures de mes sept Oncles ” ; de “ La Fin du Monde”,

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