‹ De Mallarmé à 391Chapitre 3 sur 28 · AV ANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AV ANT-PROPOS

E m'appelais Pierre; mon père me nomma

de Massot.

J'ai un métre soixante ef ne me suis Jamais pris pour un grand homme, ayant horreur de cette espèce.

Je préfère une Mercer à n'importe lequel de nos poèmes, si beau soit-il, car la Mercer est à la fois rapide et confortable. Les poèmes, eux, gênent souvent aux enfournures.

Je croyais à la Bonté, à la Beauté, à l'Art.

Picabia m'assure que l’art, la beauté, la bonté n’existent pas. Tant mieux!

Sans me laisser prendre aux faux sentiments, je suis assez sentimental ; Marcel Duchamp veut tuer ma conscience. Il fera bien.

Ce livre est-il sincère ! Il est préférable de ne pas le croire. Pendant la guerre, à l’heure où les

troupes étrangères battaient les murs de Paris, la

correspondance qui annonçait nos succés ne portaitelle pas toujours la mention ‘‘ Franchise Militaire ”?

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