XVI INTRODUCTION
nissons : empreintes de la pensée divine. Le lecteur est averti par là que nous prenons ces mots dans leur sens le plus large , et non dans leur acception vulgaire. Pour nous, une figure n'est pas seulement une image qui parle aux yeux et dessine matériellement Fobjet, mais encore un fait, un phénomène, une manière d'être qui indique une œuvre supérieure de Dieu, œuvre qui s'accuse déjà, qui se développera graduellement dans la création ou dans l'histoire.
Le type , en effet , tel que nous le définissons , annonce un phénomène plus complexe que celui qu'il réalise; il indique un développement dont il n'est que le point, soit initial, soit médiat. Il a presque toujours le caractère d'une préparation qui laisse entrevoir une partie d'une œuvre et quelquefois l'œuvre tout entière : c'est là le type des saintes Écritures , c'est aussi celui que nous voulons montrer dans la nature.
Il entre dans les conseils de Dieu de ne rien improviser et de tout préparer. Loin d'être une perfection, l'improvisation est un signe de faiblesse. Dieu n'improvise rien , parce qu'il prévoit tout et règle tout. C'est en cela que les œuvres divines diffèrent des œuvres humaines. L'homme, à qui le temps échappe, est dans la nécessité d'improviser sans cesse. Le passé se dérobe à son action, l'avenir ne lui appartient point : il se trouve donc enfermé dans le cercle étroit d'un présent presque insaisis-