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XXIV INTRODUCTION

im foyer de chaleur interne, le globe aussi possède ce foyer. Sans parler du noyau incandescent, auquel on a cru longtemps, n'y a-t-il pas ces grands courants océaniques, qui portent les eaux chaudes vers les hautes latitudes et ramènent les eaux froides vers l'équateur?

Nous pourrions multiplier les rapprochements ; mais ceux que nous venons de rappeler suffisent pour montrer, dans le règne inorganique et spécialement dans le globe terrestre, une image imparfaite sans doute , mais bien saisissable , du règne organique. La constitution générale du globe rappelle les grands traits de la constitution physique du végétal et de l'animal; elle les ébauche.

Le règne végétal ne peut-il pas être considéré , à son tour, comme la figure du règne animal? Il est si évidemment un progrès entre les minéraux et les animaux, un lien entre les uns et les autres, que si l'on suppose les végétaux anéantis, il semble que le monde animé cesserait d'être; réciproquement lavie végétale n'est possible que dans un monde organisé comme le nôtre.

La structure de la plante n'est point sans analogie avec celle de l'animal. La base de tout corps organique est un tissu plus ou moins solide, composé de membranes et de fibres, qui forment les cellules et les canaux dans lesquels les fluides circulent. Cette analogie de conformation a frappé tous les naturalistes. Au point de vue chimique, tous les corps

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