‹ De Moise à DavidChapitre 25 sur 106 · XXVIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXVIII INTRODUCTION

tableau comparatif des deux règnes serait donc tout à fait superflu.

Non seulement la constitution des animaux les plus élevés rappelle la nôtre, mais encore le monde organique tout entier, et même le monde inorganique, sont représentés dans Ihomme. Après tout ce qui l'a figuré , tout ce qui a préparé sa venue , riiomme, dernier terme de la création terrestre, apparaît. La meilleure partie de Thumanité, les saints, seront à leur tour, malgré leurs imperfections relatives, les ligures de l'homme parfait, de 1" Homme- Dieu, Jésus-Christ. En lui l'humanité trouve sa perfection suprême, et la nature entière est glorifiée.

Il y aurait aussi tout un chapitre à écrire sur le monde physique, figure du monde moral. L'homme physique, par son port, par la noblesse de sa physionomie, par l'expression de son visage et de son regard , figure la noblesse de l'âme que Dieu lui a donnée. Tandis que notre pied foule la terre, où n'est point notre fin, notre regard, naturellement tourné vers les cieux, indique que c'est vers eux que notre âme doit incessamment s'élever. Les vertus même , les vices , les passions de l'homme , ses aspirations bonnes et mauvaises, ont leur figure dans le monde de la nature. Les poètes et les moralistes n'ont pas encore épuisé, depuis tant de siècles, la fécondité de ce champ infiniment varié où ils ont cueiUi , comme des fleurs , les plus belles images du monde moral.

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