‹ De Moise à DavidChapitre 26 sur 106 · INTRODUCTION XXIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XXIX

Pour nous résumer, nous redirons : Dieu prépare toutes ses œuvres ; il les soumet à un progrès incessant. En créant d'abord le moins parfait, il y place l'indice . le type , la figure plus ou moins rudimentaire du plus parfait. L'œuvre initiale annonce celle qui doit la suivre, et celle-ci fait entrevoir celle qui succédera. C'est ainsi que Dieu révèle son action providentielle dans le monde de la nature : c'est ainsi que par une série de types ou de figures il a manifesté la préparation de ses desseins dans l'ordre de la rédemption.

Avant de terminer cette esquisse des types de la nature, demandons-nous leur raison d'être; Dieu ne peut les avoir établis, sur une aussi large échelle , sans des vues profondes. Il a voulu révéler son existence et prouver que le monde n'est point le résultat de causes aveugles et fortuites, puisque les types et les figures supposent dans leur concept, leur enchaînement et leur développement indéfini, l'intelligence qui conçoit, la providence qui prépare, la puissance qui réalise, et le souverain domaine de l'espace et du temps. Les théologiens ont peut-être cherché trop exclusivement les traces de Dieu dans les êtres considérés individuellement. Les types ont l'avantage de le montrer dans les rapports des êtres entre eux.

En révélant l'unité de la nature , les types proclament l'unité de son auteur. Tout se tient dans l'univers : le monde stellaire, le monde planétaire,

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