CHAPITRE II
Moïse était arrivé à Fàge de cent vingt ans, et il sentait les approches de la mort. Puisque Jéhovah lui avait déclaré qu'il n'entrerait point dans la terre promise, qui si longtemps avait été l'objet de ses rêves et de ses désirs, il n'attendait plus rien pour lui-même ici-bas; mais il lui était impossible de se désintéresser de l'avenir de son peuple. Selon le Deutéronome, il employa les deux derniers mois de sa vie à répéter, à résumer, à recommander la loi du Sinaï. Tout Israël, c'est-à-dire les Anciens, les chefs , les lévites et une foule plus ou moins nombreuse accouraient aux dernières instructions de leur guide et de leur père. Etait-ce Moïse qui, après chacun de ses discours, rédigeait lui-même ce qu'il avait dit, ou dictait-il ces résumés aux schotérim ? Ce que nous savons , c'est que nous possédons en substance les novissinia verba de Moïse. Dans le Deutéronome se retrouvent les préceptes de la loi exposés avec l'éloquence, la tendresse,
la poésie , la mélancolie d'un père dictant ses dernières instructions ' .
C'est sans relâche qu'il revient sur les deux sanctions de la loi ancienne. Si Israël obéit aux commandements de Jéhovah, il sera comblé de biens et de richesses sur la terre. Ses champs, ses vignes seront fertiles, ses greniers et ses celliers seront abondamment fournis, ses travaux bénis, ses étables pleines, ses maisons riches de nombreux enfants. Les ennemis venus pour l'attaquer par une seule roule s'enfuiront par sept routes à la fois : la considération, la gloire feront d'Israël un peuple élevé audessus de tous les autres^. Mais s'il transoresse la loi, la stérilité et la disette s'abattront sur les campagnes, les épidémies ravageront les vignes, les étables seront sans troupeaux , les maisons sans enfants ;
' Voici les réflexions de Rosenmûller à ce sujet : « Le style orné et abondant du Deutcronome tranche sur celui des livres précédents. Mais on ne doit pas oublier que ce livre est comme unépitomé des autres, destiné aux usag-es du peuple, qui devait l'entendre lire tous les sept ans (xxxi, 10-13) : il fallait, pour toucher {jlus efficacement les lecteurs et les auditeurs, user de formules oratoires et d'un style pathétique. De là certaines formules particulières à ce livre, et accommodées à l'usage vulgaire. Dun autre côté, on rencontre dans le Deutéronome tant de ressemblance de style et de termes avec les autres livres du Pentateuque , qu'on sent que c'est le même auteur qui écrit ici ce qu'il sait de mémoire; et il l'écrit non pas comme un homme qui a lu ou entendu lire, mais qui a longtemps porté dans son cœur et médité dans son esprit les lois qu'il résume. De Wette lui-même accepte en partie cette manière de voir. » D'ailleurs, ajoute Rosenmiiller, on ne saurait nier que les deux derniers chapitres et quelques passages peu importants sont dus à une plume étrangère.
^ Deut. VII, 12-15; xi, 8-14, 26; xxviii. Tous les Pères ont vu dans ces biens la figure des récompenses spirituelles de la vie présente et de la vie future.
l'esprit de vertige, de folles paniques fruit d'une mauvaise conscience, feront échouer toutes ses entreprises; ses ennemis le vaincront, le réduiront en esclavage et emmèneront captifs ses fdles et ses troupeaux*. Dieu aime Israël d'un amour jaloux : que n'a -t -il pas fait pour lui? A cet amour il doit répondre par le sien. Entre Dieu et son peuple existeront à jamais des rapports auxquels ne peuvent prétendre les adorateurs d'idoles avec leurs faux dieux. Jéhovah et Israël sont unis par un contrat indissoluble : c'est plus qu'un mariage, puisque la loi mosaïque admet le divorce, c'est déjà l'union immortelle de Dieu et de l'humanité.
C'est dans une de ces assemblées générales que Moïse a prononcé l'oracle messianique annonçant la venue du prophète semblable à lui.
Nous avons vu les plus illustres personnages du Pentateuque, Noé, le second père du genre humain ; Abraham, Isaac et Jacob, les glorieux ancêtres des
^ Moïse appuie beaucoup plus sur les punitions que sur les récompenses ; la dureté de la loi ancienne se fait sentir aussi bien dans le Deutéronome que dans les trois livres précédents. On n'y rencontre aucune loi dont riiumanilé et la douceur dépassent les prescriptions déjà très humaines du livre de TAlliance. Les lois sur l'esclavage (xv, 12-18); sur l'usure (xv, 4 et seqq.); sur le droit d'asile (xix, 1-13); sur le lévirat (xxv); sur le droit de gages (xxiv); sur la guerre (xx, 1, 9; cf. xxiv, o); sur la peine de mort (xxv, 1 et seqq.); sur la protection des animaux (xxv, 4; xxii, 10), etc. ont leurs analogues dans les trois livres précédents. Le prétendu <' progrès immense sur le Décalogue » (Renan, t. III, jj. 233) tient simplement au caractère exhorlatif du Deutéronome. Les néocritiques, eu écartant cette considération, trompent des lecteurs peu attentifs, quand ils en concluent à la rédaction très tardive de ce livre.
Hébreux, venir annoncer successivement, chacun suivant son inspiration , le Christ futur. Moïse , le législateur d'Israël, l'ami de Dieu, celui qui lui parla face à face ; Moïse , le dépositaire des pensées de Jéhovah, le rédacteur de la loi figurative, ne pouvait, à son tour, manquer de prendre rang parmi les prophètes du Christ.
On s'expliquerait difficilement que celui qui a recueilli avec tant de soin le Proto-Evangelium , la bénédiction de Sem, la prophétie de Jacob et les paroles de Balaam, n'eût parlé nulle part, en son propre nom, du Messie promis, et n'eût point cherché à raviver les espérances héréditaires. Nous n'avons point toutes les paroles de Moïse; nous possédons seulement ses principaux discours : il en est au moins un dans lequel le grand législateur des Hébreux s'est occupé du Messie attendu.
Moïse venait de recommander à son peuple de fuir les pratiques superstitieuses de la divination , de la magie, et tous les moyens coupables employés par les nations infidèles pour connaître les mystères impénétrables de l'avenir ou les choses cachées du présent. Quiconque , disait-il, use de telles pratiques est en abomination au Seigneur, Que les Hébreux mettent toute leur confiance dans Jéhovah , leur Dieu : il leur révélera, en temps opportun, tout ce qu'il leur sera expédient de savoir. C'est ce moment que choisit Moïse pour prononcer la prédiction solennelle de l'avènement du prophète par excellence, Jésus-Christ : « Jéhovah-Elohim , votre Dieu, vous suscitera un prophète de votre nation . d'entre
VOS frères, semblable à moi. C'est lui que vous devrez écouter. »
En réponse aux demandes réitérées que vous fîtes à Jéhovah-Elohim , votre Dieu, près du mont Horeb, où tout le peujîle était assemblé, en lui disant : « Que je n'entende plus la voi.K de Jéhovah-Elohim, et que je ne voie plus ce grand feu, de peur que je ne meure. » Jéhovali me dit : « Ils ont bien fait en parlant ainsi. Je leur susciterai du milieu de leurs frères un prophète semblable à toi ; je lui mettrai mes paroles dans la bouche^ et il leur dira tout ce que je lui ordonnerai. Que si quelqu'un ne veut pas entendre les paroles que ce prophète prononcera en mon nom, ce sera moi qui en demanderai compte '. »
Quel est le prophète dont il s'agit? Les Juifs ne s'accordent pas avec les commentateurs chrétiens sur la réponse à cette question. Quelques-uns, comme Aben-Esra, Jarchi^, prétendent que ce prophète est Josué ou Jérémie. D'autres voient en lui un être collectif, représentant l'ordre entier des prophètes, depuis Moïse jusqu'au Christ. Cette opinion qui entend se couvrir de l'autorité du grand Origène^, est soutenue par tous les rationalistes; pour la défendre, RosenmûUer a dépensé beaucoup d'érudition.
Les chrétiens, au contraire, eurent, dès les premiers siècles, la conviction très arrêtée que la prophétie de Moïse se rapporte uniquement au Messie;
' Deut. XVIII, 15-19.
^ Quelques exégètes chrétiens, comme Valable et Sa, parlagent leur sentiment. (Cf. August. Cont. Faust., xvi, 19.) 3 Cont. Cels., I, ix, 3.
on peut dire que telle fut Fopinion unanime des Pères de l'Eglise.
Mais à partir de Nicolas de Ljra s'est formée une quatrième catégorie d'interprètes qui ont cherché à concilier les saints Pères et les tenants de la seconde opinion. Selon eux, le prophète annoncé est bien le Messie ; mais le Messie représente en cet endroit l'ordre entier des prophètes. Ces derniers sont le corps, Jésus en est la tête ou, comme dit la théologie, la raison dernière, uUinia ratio. Chacun d'eux, selon le mot de l'Apôtre, « a reçu une part de la plénitude » du Christ. Le savant jésuite Tirin expose ainsi cette opinion : « Moïse ne parle pas seulement du Messie, comme le veulent Eusèbe et Cajétan , ni seulement de Josué, comme le prétendent Vatable et Sa, mais il parle à la lettre de tous les prophètes qui ont suivi Moïse, et en même temps du Christ. Le but de Dieu et de Moïse, en cet endroit, était en effet de démontrer aux Juifs qu'ils n'avaient pas besoin de consulter les devins et les augures , puisque les vrais prophètes, qu'ils pourraient consulter, ne leur feraient jamais défaut; mais de plus, en son temps, apparaîtra le prince des prophètes qui, sauveur et législateur comme Moïse, leur révélera toutes choses ' . »
Cette dernière opinion est celle que nous embrassons. Elle a l'avantage de ne contredire en rien la
^T'irin. Comment, in Deut.x\iii, la; Theodoret. j/2 /erem. vi, 16. Tel est le sentiment de Tostat, de Nicolas deLyra, de Grotius, Leclec Hcngstenberg, domCalmet, Corneille Lapierre, Menochius, Reinke, de Belle, Knabenbauer [Erklàrung des Proph. Isaias, p. 4 et 5).
Iradition chrétienne et cloffrir la solution de graves difficultés.
Les raisons grammaticales les plus décisives prouvent que le mot x*n: désigne un individu dont la personnalité absorbe toutes les unités du même genre, et non une collectivité. Car, premièrement, cette expression Nâbi, trois fois reproduite dans le texte, est toujours au singulier, et les mots qui s'y rapportent indiquent toujours le singulier : circonstance impossible , si x''2,J était un nom collectif. En second lieu, jamais ii^i2, prophe là, employé seul et sans aucun signe du pluriel, n'exprime dans les autres livres de la Bible l'idée collective des prophètes * .
Faut- il ainsi limiter l'expression "i**2i, « semblable à toi, » similem te, à la seule qualité de prophète, et ne point étendre plus loin la similitude? Plusieurs le prétendent; mais alors ce mot devient complètement inutile et constitue un véritable pléo-
' Les Septante et les auti^es versions interpi'ùtont iiûbi sans y faire remarquer une idée collective. Dans TAncien et le Nouveau Testament, Tordre des pi'ophètes est toujours exprimé par un substantif au pluriel (IV Reg. xvii, 13; Eccli.xLvi, j. Malth. xi, 13). Hoffmann objecte qu'il convient d'interpréter le mot prophète, comme on interprète le mot roi au ch. xvii, 14 : « S'il vous aj-rive de dire : Je choisirai un roi... » Mais cette expression un roi ne désigne qu'un individu, celui qui le premier parviendra à la dignité roj'ale. De même aussi, quand l'Écriture parle du sacerdoce, elle n'emploie pas le moi prêtre au singulier, mais au pluriel : « L'interprétation qui ferait du mot mlhi un collectif indiquant une classe ou une succession d'individus, conclut Delitszch, laisse place à une objection : c'est que le singulier se continue sans changer avec le pluriel, et que l'idée essentielle de continuité n'est pas exprimée. 11 faut par conséquent garder l'interprétation qui applique ce mol à une seule personne. •>
nasme. Cette phrase : « Dieu suscitera un prophète, » présente un sens complet ; et si ces mots : a comme toi, » ne visaient que le caractère prophétique, ils formeraient une redondance sans exemple dans la Bible'.
Un prophète comme Moïse devait être, entre Dieu et son peuple, un médiateur d'un caractère suréminent. Moïse seul osait et pouvait aborder Jéhovah sur les cimes du Sinaï; seul il s'entretenait avec lui bouche à bouche. Quand, à plusieurs reprises, Dieu irrité veut anéantir Israël, Moïse obtient par ses larmes et ses supplications le salut de son peuple ingrat. Un médiateur semblable à Moïse devait avoir aussi un pouvoir législatif"-. Or, ce nouveau législateur ne peut être que le Christ. Est-ce qu'un seul des prophètes qui ont succédé à Moïse a été médiateur et législateur au même titre que Moïse isicuf mej'^
Le Christ aime à rappeler Moïse et à comparer la loi nouvelle avec la loi ancienne. Nous le vovons, dans son discours sur la montagne, passer en revue
' Les passages suivants, analogues à celui de notre proj^hétie, ne présentent point cette redondance : « Suscitavi de filiis vestris inprophetas et de juvenibus vestris nazarœos.» (Am. ii, 11.) « Suscitavit nobis Dominus prophetas in Babylone. » (Jerem. xxix, lo).
- « L'expression comme lui, dit dom Calmet, porte naturellement à nous faire reconnaître le Messie dans la promesse que Dieu fait ici d'un prophète. Comme lui, c'est-à-dire prophète, législateur, roi, médiateur, chef du peuple de Dieu, en un mot, la réalité de ce dont lui. Moïse, n'était que la figure; élevé autant au-dessus des autres prophètes que cet ancien législateur Tétait sur tous ceux qui devaient le suivre ; et comme, selon l'Ecriture, il ne s'est jamais élevé dans Israël aucun prophète semblable à Moïse, il s'en suit que le prophète promis ne peut être que le Messie. »
les préceptes du Décalogue et à l'occasion de chaque commandement prononcer ces paroles significatives : « Moïse vous a dit... Mais moi je vous dis'. » Celui qui parle ainsi en souverain législateur est le prophète dont Moïse avait écrit : Ipsum audite, « vous l'écouterez. » Et à son tour, répétant le mot de Moïse et lui donnant son entier accomplissement, le Père céleste fait entendre cette parole le jour de la transfiguration: Ipsum audite, « écoutez-le ^ » Dieu consacrait ainsi , dit saint Paul , son fils Jésus médiateur d'un nouveau et meilleur Testament^.
Nous ferons ressortir plus loin les traits de ressemblance que les commentateurs ont relevés entre Moïse et Jésus-Christ*. Qu'il suffise de dire ici que parmi les prophètes qui ont succédé au législateur, aucun autre que Jésus ne lui a véritablement ressemblé. Tous apparaissent notablement inférieurs à ce grand homme. Le Deutéronome nous le déclare : « Il n'y eut dans la suite, au milieu d'Israël, aucun prophète comme Moïse , lequel voyait Dieu face à face ^ » Marie et Aaron eurent un moment la prétention de se poser, sous le rapport prophétique, en égaux de Moïse. Mais Dieu lui-même montra le néant de leurs prétentions : « Si quelqu'un parmi vous, dit le Seigneur, est prophète, je lui ajjparaîtrai dans une vision, et je lui parlerai dans le sommeil. Mais il n'en est pas ainsi de mon ser-
1 Matth. V, 21, 38-39.
2 Telle est rinterprélalion de Tertullien (Cont. Marc, iv, 22). ^ Hebr. viii, 6; ix, la; xii, 24.
■* Euseb. Demonst. Evang., 1. III ; Iluet, Demonst. ovaiig., p. 9, 12. ^ Deut. XXXIV, 10.
viteur Moïse... Car je lui parle par ma propre bouche ; il voit clairement le Seigneur, et non d'une manière énigmatique et en figure ^ »
Il est donc manifeste que Moïse est placé par Dieu au-dessus de tous les prophètes. Il occupe un sublime degré, auquel nul d'entre eux n'a été élevé. Son œuvre n'a pas consisté à s'acquitter d'une seule mission, mais à remplir tous les grands rôles à la fois. Médiateur entre Dieu et les hommes, législateur, chef politique et libérateur de son peuple , prophète , juge , historien de l'humanité, poète sublime : il fut tout cela. Rien de grand parmi les hommes, rien de sacré dans les choses du ciel qu'il n'ait touché par quelque point, dans sa longue et glorieuse carrière. En mourant, il a laissé debout son œuvre, l'ancienne loi. A tous ces titres, et pour toutes ces raisons, il est placé au-dessus de tous les prophètes de l'alliance ancienne ^ Il faut donc conclure que ces prophètes , pris individuellement ou ensemble, ne peuvent être comparés à Moïse; lui seul pouvait oser se rapprocher du Messie au point de dire : il sera prophète, il me ressemblera.
En vain a-t-on cherché un premier accomplissement de la prophétie de Moïse dans Josué. Josué avait reçu , sa mission , lorsque Moïse annonçait le prophète par excellence. Dieu avait dit à Moïse : « Prenez Josué, cet homme en qui l'esprit réside, imposez -lui les mains, présentez -le devant tout ce peuple et faites -lui part de votre gloire, afm que
* Num. XII, 1-8.
^ Ilebr. III, y.
loiile rassemblée des enfants d Israël lui obéisse'. » Tout cela était fait lorsque Moïse dit au peuple en le quittant : « Jéhovali vous suscitera un proplièle semblable à moi. » Cette prophétie ne regarde point Josué; car le Seigneur avait ajouté : a Josué ira trouver le prêtre Éléazar qui se présentera devant le Seigneur et le consultera pour Josué ; et selon la parole d'Eléazar sera réglée toute la conduite de Josué, des enfants d'Israël et de toute la multitude du peuple. » Josué est donc assujetti comme les autres à consulter le grand prêtre, et celui-ci consultera le Seigneur pour Josué comme pour les autres. Assurément, quelque gloire qu'il ait acquise, il n'est point un prophète semblable à Moïse. Aussi Josué, ou l'auteur inspiré de Dieu qui termina le Deutéronome, put-il écrire ces paroles : « Quant à Josué, fils de Nun, il fut rempli de l'esprit de sagesse, parce que Moïse lui avait imposé les mains, et que les enfants d'Israël lui obéirent. Mais il ne s'éleva plus dans Israël aucun prophète qui fût semblable à Moïse. »
C'est donc un fait certain, Josué. malgré sa gloire, ne fut point semblable à Moïse.
Quant aux autres, lequel d'entre eux pourrait donc l'égaler? Eux-mêmes ne mettent-ils pas leur gloire à reconnaître qu'ils sont inférieurs au libérateiu' et au législateur d'Israël? Ils déclarent qu'ils ne sont point le prophète que celui-ci a annoncé, et bornent leur mission à prédire ce prophète ^
^ Nuin. XXVII , 18.
- Is. XLII, XLIX-LI.