CHEZ JEAN AICARD
)live. Voici maintenant la belle figure d'Emile V.ugier, des jolis paysages des bords de la mer et les sites merveilleux de la Cote d'Azur. Puis vienlent d'autres toiles représentant des coins pittoesques de la Camargue et des environs de La beyne et de Toulon. Après, c^'est un deuxième t)ortrait du maître, par Régamey, portrait non noins ressemblant que le premier, faisant bonne ligure dans son riche cadre, qu'éclaire un jour avorable. Et tout cela ajouté aux attraits de nom- )reux objets précieux, aux mille bibelots rares, lUX vieilles reliques de famille qu'il garde pieuement, forme bien le splendide décor au milieu luquel un profond rêveur comme lui peut donler libre essor à son inspiration et à sa muse poétique.
Lorsque je quitte le maître, en le remerciant de ;on amical accueil,, Jean Aicard, dont la douceur ît la bonté se lisent sur sa face de Christ, me re- 3rend et dit en inclinant sa belle tête pâle :
— Non, ne me remerciez pas, c'est moi qui ^ous remercie de votre visite. J'aime tant les joules poètes I
XVÏIÏ Chez Armand Silvestre
L'écrivain latin. — Une lettre du maître — Ses a] ciations sur les jeunes — Salut à Mistral. — L'infli de la femme sur Ihomme.
J'aimais Armand Silvestre. Je Taimais nor tant pour ses contes savamment épicés publiait dans rÉcho de Pains, dans le Jourriy ailleurs..., je l'aimais surtout 'pour ses belk pures poésies qu^il avait le secret d'écrire.
A l'encontre de tant d'autres écrivains, Arn Silvestre n'a jamais eu comme eux ce dé travesti, ce mépris adroitement déguisé poui jeunes et les inconnus de la littérature. Au traire, connaissant lui-même les difficultés nombre et les longs efforts des débuts, il s? se montrer accueillant et bon pour les néopt des lettres françaises.
Adorant ses vers pénétrants et magiques, quels se dégageait toute une musique enso leuse, je me permis à Fapparition d'un de recueils poétiques de lui en faire parvenir exemplaire.