CHEZ GABRIEL HANOTAUX
écrivains contemporains qui connaissent le mieux le peuple. Il s'intéresse à ses aspirations, s'inquiète de ses souffrances, et quand une voix émouvante sort de la foule, il est rare qu^elle ne trouve pas un écho sonore dans son cœur, foncièrement bon. Je vous le répète. Fauteur des Déracinés se fait du peuple une idée assez grande, assez juste pour s^imposer chaque jour la tâche de s'y dévouer plus ardemment. Chez lui, le mérite de Thomme équivaut à la valeur de l'écrivain; c'est vous dire à quel point sa protection peut vous être utile et combien je suis heureux de savoir •qu'elle vous est acquise. »
^^^hez René Bazin
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Doux accueil. — Autour d'un bon feu. — Causerie ave le maître — « Le travail c'est la vie.» — L'effort du; écrivain. ~ L'ami des humbles. — Mots d'espoir. ;
En entrant chez l'illustre auteur de Donatienn et des Oberlé, j'ai eu, un instant^ Fimpression d pénétrer dans quelque temple antique. '
Du salon, où Ton me fait attendre quelque minutes, se dégage comme un parfum religieu qui s'accuse davantage au moment où je distir gue, entre plusieurs tableaux sévères, un GhriJ en croix, dont l'expression pathétique me rappel) le chef-d'œuvre de Van Dyck, à la cathédrale d Matines. Sous cette douce émotion, je pense aioi au séminaire d'Angers, où le maître a fait S( études et à Tuniversité catholique de cette vilL où il fut professeur de droit criminel. f
Mais bientôt, un bruit de porte qui s'ouv vient interrompre ma rêverie et le maître jeui encore, puisqu'il n'est âgé que de cinquante-s ans, ayant à la fois, la douceur d'un ecclésiast que et la carrure nette d'un officier de cavaleri