Vianey, le Pétrarquisme en France aa XVI* siècle
pour avoir envie d'errer bien souvent, sur les traces de lauteur des Erreurs amoureuses^ dans les froids sentiers du Platonisme. »
Sans doute, du Bellay fut un moment séduit par le platonisme de Tyard. non seulement dans le fameux sonnet ii3 âe l'Olive, mais, dans les XIII sonnets de l'honnête amour (i552).
Mais outre que lui-même, un an plus tard, écrivit contre les Pétrarquistes une ode qui atteignait en même temps les Platonisants, qu'a-t-il fait d'autre, en sa courte ferveur platonique, que d'alambiquer le plus souvent ' « la langue, agronomique et mythologique » qu'il empruntait ù Thyard, « le centre où tend le rond de mes esprits, la sphère de ma vie..., la céleste Androgyne de nos cœurs. »
Ce n'est point par la Pléiade que le Platonisme pouvait devenir une doctrine de culture intérieure.
A tout le moins, il est remarquable qu'au plus fort des guerres civiles, même en pleine Ligue, le progrès du platonisme ne lut pas tout à fait interrompu -. En i583, au lendemain de la septième guerre de religion, quand la lutte redouble de violence, M. Reynier cons-