‹ De Montaigne à VauvenarguesChapitre 32 sur 93 · I. Cf. Strowski · texte numérisé non relu

I. Cf. Strowski

a. Ibid.

SAINT FRANÇOIS DE SALES l43

ponsabilité, du risque perpétuel, mais aussi de sa puissance : m II n'y a point de bon naturel qui ne puisse être rendu mauvais par les habitudes vicieuses. Il n'y a point aussi de naturel si reveche qui, parla grâce de Dieu premièrement, puis par l'industrie et diligence, ne puisse être dompté et surmonté. »

De là se déduit une thérapeutique morale sur laquelle je n'insisterai pas, mais qui repose tout entière sur ce qu'on pourrait appeler la psychologie des actes clairs et distincts. De là une pratique religieuse très douce, qui convenait sans doute aux belles âmes, mais dont pouvaient s'accommoder aussi les mondains : elle est du moyen étage. Les occasions des grands sacrifices sont rares : donc, pas de ces grandes et merveilleuses préparations dans lesquelles s'épuise, quitte à demeurer court quand il en faudrait venir au fait, ime âme qui s'est longuement prosternée dans la considération de l'iufmité divine. — Pourtant la vie religieuse, c'est bien d'aller à Dieu. Et je disais, en commençant, qu'à des âmes initiées aux beautés intellectuelles du Platonisme, François de Sales apportait un christianisme aussi sublime. C'est là ce qu'il me reste à vous montrer, d'après le Traité de T amour de Dieu. Pour être « un peu plus nerveuse et forte » que la doctrine de V Introduction V, celle du grand traité mystique n'en est pas moins recommandée par le

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