‹ De Montaigne à VauvenarguesChapitre 35 sur 93 · Cf. chapitre iv, p. iia. n · texte numérisé non relu

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3. On en trouvera le détail dans le livre très documenté de M. le chanoine Reure, chapitre vi, La vie et les œuvres d'Honoré d'Urfé, 1910.

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quelque vingt-cinq ans. la femme de l'un de ses frères. Selon Huet, Diane ne lui plaisait plus, mais il était toujours amoureux de l'idée qu'il conservait, Céladon un peu vieilli, de l'Astrée du temps passé : et cela seul nous importe. Il écrira un jour à Etienne Pasquier : « Cette bergère que je vous envoie n'est véritablement que l'histoire de ma jeunesse, sous la personne de qui j'ai représenté les diverses passions, ou plutôt folies, qui m'ont tourmenté l'espace de cinq ou six ans. »

Il fut, à Paris, de la cour de la reine Margot ; entre temps, il séjournait à Chambéry et à Turin ; il fut chargé de missions à Rome et à Venise. Courtisan et diplomate, il restait soldat : pendant l'affaire de la Yalteline, il reçoit de l'Académie des parfaits amants d'Allemagne, qui vivaient selon le code d'amour de VAstrée, communication d'une décision par laquelle on lui réservait le nom de Céladon. Il répond qu'il continuera son roman « quand le bruit du canon cessera, et que la douceur de la paix nous ôtera l'épée de la main ». Il meurt pendant cette guerre, le i^'^juin 1626.

h'Astrée semble avoir été faite pour une société où la grande affaire serait d'aimer. Assurément il y a de l'héroïsme dans cet immense roman, qui se donne quelquefois un air d'épopée chevaleresque. Les preux y accomplissent de magnifiques actions, et on sait y mourir fort proprement. Mais le grand mobile de l'héroïsme, c'est encore l'amour. C'est pour ajouter à

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