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liste qui ne fut pas à la mode dans la littérature seulement, mais dans les mœurs.
(( Un homme de ma sorte, dit-il, Quand il se rend coupable un peu plus haut se porte (qu'à imaginer une fourberie) ; — Il lui faut un grand crime à tenter sou devoir — , Où sa gloire se sauve à l'ombre du pouvoir. »
La Fronde produisit beaucoup de ces honmies qui croient que la grande ambition justifie les grands forfaits (nous rencontrerons la prochaine fois le cardinal de Retz) : qu'une entreprise extraordinaire, où une nature énergique jette toutes ses facultés impatientes, fut-elle une rébellion, un attentat au bien public, a de la noblesse. Tenir tête à tout, signe des grands cœurs. La faute commence avec l'inquiétude Un crime accompli avec des remords est laid ; celui dont on se fait gloire est beau, et la gloire de conquérir l'autorité est la plus belle de toutes. C'étaient là des propos 1 assez courants. Et M. Hémon a pu recueillir dans les j tragMies de Rotrou des maximes comme celles-ci ' : j « Un dessein glorieux est toujours légitime; — S'il j passe pour un mal, c'est dansla faible estime — D'un \ esprit abattu. — A tout prix un grand cœur achète ; un grand crédit, — Et tout crime est permis quand l il nous agrandit. » |
C'est ici qu'est l'écueil : à nous faire admirer la p force plus que la bonté ; j'entends bien que dans la ( pensée de Corneille (qui d'ailleurs ne parle pas ici » pour son compte), la conquête du pouvoir est un des- '| sein si beau qu'il absout la violence, surtout quand '{