I. Cou«in
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M"^ de Bourbon, qiie nous avons vue échapper à la direction des Carmélites ^, la sœur du grand Condé, la future duchesse de Longueville, avait en elle le même idéal d'héroïsme et de délicatesse « Ame ambitieuse et tendre », dit justement Sainte-Beuve -, où l'esprit et le cœur sont dupes sans cesse l'un de l'autre. Retz la jugeait sévèrement, mais bien, quand il disait que la haine de son frère l'avait portée « dans les affaires » et que la galanterie l'y avait maintenue : « Comme sa passion l'obligea à ne mettre la politique qu'en second dans sa conduite, d héroïne d'un grand parti, elle en devint l'aventurière >i ; tandis que son amie la Palatine « ayant le secret de tous les partis et les dominant » peut être appelée l'homme d'Etat de la Fronde par Sainte-Beuve, qui se souvient encore de ce mot du cardinal de Retz : « Je ne crois pas que la reine Elisabeth ait eu plus de capacité pour conduire un Etat. » M""* de Longueville avait péché par l'esprit, qu'elle avait « fin, prompt, subtil, ingénieux, tout en replis ». C'est son esprit qu'elle châtia quand elle se fut convertie, après s'être réfugiée au couvent des Carmélites de Moulins, chez sa tante la malheureuse duchesse de Montmorency, qui elle-même était venue s'y jeter après l'exécution de son mari, d Troublée et déjà pénitente devant Dieu ^ », elle restait fière et
I. Cousin, Madame de Sablé, i5. — Et ici, p. 216. a. Portraits de femmes.