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3. Sainte-Beuve, Porl-Royal, id., 18^9, t. I, [>. -Imi t-l n.
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exemple dans ce livre que dom Laurent Bertrand inti- * tulait : la Petite Ourse de la mystique navigation de j saint François, divisée en rayons. Saint-Cyran lui- 'i même donne là dedans, et le P Bouhours ne man- 3 quera pas de relever son galimatias. — Mais on n'a pas if tout dit quand on a dit cela La préciosité donnait '] surtout le goût du scrupule, elle rendait très difficile | sur toutes sortes d'idéal ; elle donnait l'horreur des i compromis, elle cultivait l'exigence de la pureté par- \ faite. De tout cela le jansénisme, si ennemi d'ailleurs ^ de l'orgueil humain qui est au fond de la préciosité, a pu hériter. L'horreur du vulgaire a jeté les âmes parmi les solitaires, qui étaient d'une qualité intellectuelle et morale si rare ; — l'horreur du vulgaire et, il faut le redire, le goût, survivant à la défaite, de l'in- 'i dépendance. M"'' Cornuel appelait les jansénistes des Importants spirituels. Eux aussi, les Importants n'avaient que l'héroïsme à la bouche ; des femmes i comme M"** de Beaumont, « dont l'esprit était grand, j rude et sans règle, ditM"^ de Motteville^ », affichaient i dans leur conduite et leurs décisions une apparence de j vertu stoïque. Les jansénistes faisaient l'effet de stoï- | ciens chrétiens, bien qu'ils fussent les ennemis jurés l du stoïcisme, par leur constance à souffrir la persécu- j tion, par leur douceur imployable. Et cela encore ji séduisait des esprits qui étaient habitués à l'opposi- i' tion. Les gens froids s'en rendaient bien compte, ces 'i mêmes gens froids qui disaient, comme M'"* de Choisy \\ dans une lettre à M'"^ de Sablé, que les courtisans et '.* les mondains étaient détraqués par la doctrine de la ;,j