‹ De Montaigne à VauvenarguesChapitre 52 sur 93 · I. Soc. fr., a/t'i · texte numérisé non relu

I. Soc. fr., a/t'i

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le tumulte par « une certaine droiture délicate qui fait< qu'il ne peut soutTrir le gouvernement de qui que ce [ soit ». (Quelle jolie esquisse de méconlent. ce parcs- ^ seux mêlé aux « plus remuants de la république I »). 1 Il est fait pour s'allier à cette maîtresse d'intrigues, ^ la duchesse de Chevreuse, si habile ^ à « caresser. .. et i fomenter tout ce qu'il peut y avoir [en Tàme des ' gentilshommes] d'honneur [qui s'égare], de dévoue- , ment quintessencié et de courage extravagant », tous; gens qui répétaient partout (Miizarin notait leurs propos dans ses carnets) qu'il faut savoir se perdre.

C'était déjà ce que Retz se flattait d'avoir dit au comte de Soissons en i64o ;il avait alors vingt- ^ six ans), lorsqu'il prit « la liberté de lui représenter qu'un prince du sang doit plutôt faire la guerre civile que de remettre rien ou de sa réputation, ou de sa dignité». Etonnante maxime 1 Le moi s'élève au-des- , sus de l'intérêt public, ou se persuade que la grandeur j publique est menacée, si sa propre grandeur est ^ humiliée. Se distinguer, fin essentielle de l'action ; j u Les plus grands dangers ont leui^ charmes, dit Ret/, pour peu que l'on aperçoive de (jloire dans la pei-spectivc des mauvais succès ; les médiocres dangers n'ont que des horreurs, quand la perte de la réputation est attachée à la mauvaise fortune. » Et encore : «... Ce que les extrêmes ont de consolant, est qu'ils ne sont jamais médiocres... »

Cette passion de paraître grand ne l'empêchait pas ji d'être fort de sang-froid. Il sentait la nécessité d'être ji froid. En iCSp, ce vieux fou de comte de Cramail, j|

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