‹ De Montaigne à VauvenarguesChapitre 73 sur 93 · I. M"* de Sévigné, 2G fév. lO.jo · texte numérisé non relu

I. M"* de Sévigné, 2G fév. lO.jo

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tard, elle se mit. Elle recherchait les dévotes ; cette ancienne amie de ^Madame, de qui elle avait reçu beaucoup de confidences, privée des délices de l'amitié, sentant se perdre en elle « ce don des fées », l'humeur tranquille dont elle était si vaine autrefois et si louée, allait voir aux Incurables M"* de La Sablière; elle s'éprenait dune soudaine amitié pour M"^ de Schomberg, celle qui avait été M"^ de Hautefort et que Louis XIII avait tant aimée. M™^ de Schomberg avait alors dépassé 70 ans. Elle aurait pu dire quelques vérités à M™" de La Fayette, — qui avait dix-huit ans de moins. Mais la sagesse de Port-Royal lui faisait entendre, à cette rêveuse, par la bouche de Duguet, sa vérité particulière : « Ne rêvez plus, ne passez pas le temps à revoir votre vie passée » de laquelle il ne vous reste rien qu'une réputation dont vous comprenez mieux que personne la vanité : « Je sais que souvent vous n'êtes appliquée [qu'à ne point avoir de pensées suivies] : mais il est difficile de ne pas dépendre de son naturel, quand on veut bien qu'il soit le maître ; et l'on se retrouve sans peine, quand on en a beaucoup à se quitter. »

Malheureusement nous n'avons qu'une lettre de Duguet à M""' de La Fayette.

M™^ de Clèves. àme scrupuleuse et troublée, n'était pourtant pas une conscience malade. Avec Fénelonj, directeur de conscience, nous étudierons la prochaine ^ ^ fois le mal de beaucoup d'âmes à la fin du xvn" siècle, et nous verrons se poser des questions que personne encore n'avait envisagées.

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