‹ De Montaigne à VauvenarguesChapitre 87 sur 93 · lièjlexions et .)fax.,no · texte numérisé non relu

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« des tours de cartes qui confondent le jugement, quoique naturels et sans magie. » La Rochefoucauld escamote la vertu comme une muscade, et Pascal répand des nuées sur l'esprit. La vérité est « qu'il n'y a point de contradictions dans la nature ».

Le tort de Pascal, ce serait de raisonner sur l'homme autrement que sur la nature, A ous vous souvenez de la théorie du divertissement. Elle considérait toules les activités, de la plus frivole à la plus grave, comme un moyen inventé par les hommes pour tromper leur inquiétude, échapper au sentiment poignant de l'ennui, du vide intérieur, qui les ressaisit dès qu'ils sont seuls. Ainsi Pascal arrivait à séparer complètement la vie intérieure et la vie sociale, \auvenargucs répond : la loi de tout être vivant est d'agir, de se communiquer aux autres. La nature est une vaste alliance (gardons ce mot, nous dirions aujourd'hui solidarité). Pourquoi cette loi d'universelle communication nous paraîtrait-elle « un vice dans l'homme ? » El de ce « qu'il est obligé d'y obéir, ne pouvant subsister dans le repos », pourquoi conclurions-nous « qu'il est hors de sa place P » Il est bien vrai que l'homme (( ne peut jouir que par l'action et n'aime qu'elle ». Mais condamner l'activité, c'est condamner la fécondité : « Chaque action est un nouvel être qui commence, et qui n'était pas. Plus nous agissons, plus nous produisons, plus nous vivons, car le sort des choses humaines est de ne pouvoir se maintenir que par une génération continuelle. » Vauvenarguesne se lasse pas d'y revenir : « On ne peut, dit-il encore *,

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