‹ De Montmartre à SévilleChapitre 22 sur 34 · BADEN-BADEN I · texte numérisé non relu

BADEN-BADEN I

reviens toujours à moi comme à la femme légitime, à la femme honnête, résignée & secou-' rable.

« Et puisque tu te laisses prendre volontiers aux images poétiques, comme un gros niais qiie tu es, eh bien ! considère-moi, — moi, la carafe, — comme la lune des feftins ! »

La carafe se tut, & Je Técoutais encore.

A mon réveil, je Taperçus sur ma table, toute enveloppée & toute baignée des premiers rayons du soleil.

Je fus presque jaloux du soleil !

Durant ki journée, quelque chose de frais & de guilleret courut dans mes veines.

Et je jugeai à ces symptômes qu'il était temps de quitter le pays.

Comme je me rendais au chemin de fer allemand, avec la rapidité d'une bonne résolution, je fus hêlé sur les degrés de la Maison de Conversation par quelques oisifs :

— Hé ! soupes-tu avec nous ce soir? es-tu des nôtres? me crièrent-ils.

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