‹ De Montréal à Jérusalem [microforme]Chapitre 102 sur 119 · LA SAISON ÉTERNELLE SOUVENIR D’'UNE LECTURE DES SAINTS · texte numérisé non relu

LA SAISON ÉTERNELLE SOUVENIR D’'UNE LECTURE DES SAINTS

S. HERMAS, le Pasteur.

C'était au temps voisin des apôtres. Les saints Marchaient entre des Voix dans leurs pieux dessei

L'hiver avait fauché la verdure terrestre Et tout arbre était nu comme une cime alpestre.

L’ange donc dit au saint, lui montrant la forêt : « Ces arbres sont-ils morts ou vivent-ils ? Secret !

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Que la séve soit morte en eux ou qu’elle dorme, L'hiver leur donne à tous une semblable forme ;

« Et de même en ce monde, où près de toi je vais. « On ne distingue pas les justes des mauvais ;

« Mais le printemps viendra, faisant jaillir la feuille « Des branches, puis la fleur, mère desfruits qu’on cueilk:

« Alors on coupera pour le feu le bois mort « Tandis que s’épandra larbre vivant et fort.

« De même aussi, mais hors de cemonde et de l’âge, « L'homme verra sa vie épandue en feuillage :

« Son printemps est la tombe et son été le ciel, « Et ses œuvres seront des calices de miel. »

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Abbeville, 1864. — Mont Carmel, 4 octobre 1868

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