‹ De Montréal à Jérusalem [microforme]Chapitre 104 sur 119 · LE SCORPION · texte numérisé non relu

LE SCORPION

De beaux contes souvent Ja se ience s’honore : Car le savant vous aime ct vous répète encore, Vieux contes d'Orient venus on ne sait d’où.

Le prodige est né grec, juif, chaldéen, indou.

Exemple. Tu mourras et d’une mort cruelle,

À dit au scorpion l'homme son ennemi ;

Et déjà le bûcher dont la flamme a frémi

Ne laisse au monstre noir qu’une étroite ruelle : De son dard venimeux Je prisonnier se mord,

Et, bravant jusqu’au bout l’homme ainsi que la flanime,

Dit : I n'est point de maux qui doivent troubler l'âme Qui sait à temps trouver refuge dans la mort.

Fable et fable! j'ai vu le scorpion se tordre

Sous la flamme et l'acide, au fond du cirque étroit D'un verre, et cependant attendre sans se mordre Qu’une mort lente vint le rendre inerte et froid.

Achzib, 5 octobre 186%.

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