CHANT DU DÉPART
Soleil, roi des saisons, lieutenant sur les mondes Du Dieu qui te donna Parc et les traits vainqueurs, Et fit de tes rayons pleins de poussières blondes Les fils qui rendent vie au passé dans les cœurs,
* Je dois avouer que toutes les pièces de cette partie du volume n'ont pas été écrites pendant le voyage, mais l'idée en à toujours été saisie et notée aux lieux mèmes et aux dates que je garde pour la ‘ .tisfaction de ma mémoire.
Quirendent,mèême,vieaux lieux mortsdans l'histoire. En les faisant sortir glorieux du désert
Nivelé par le vent, foulé par la victoire,
Où le poëte voit, où le savant se perd,
Ainsi que le passé {u nous rends l'espérance ; Car le temps n’est qu’un point dans ton regard serein Où, sans distinction pour toi, sans différence, Passé, présent, futur, tout est contemporain.
Rends-nous donc, à soleil, la mer du bleu Nérée, Rerds-nous l'Egypte en l’âge où tu t’appelais Phra, Cha, aan au lointain de sa langue sacrée,
La Grece, enfin, aux jours que Sophocle illustra ;
Rends-nous, sur cette mer célèbre par tant d’iles, Tyr dans sa pourpre neuve, et Colophon au temps D'Homère, et Troie à l'heure où l'Ha, fier d'idylles. Fleurissait, et Lesbos avec ses luths chantants.
Marseille, 28 août 1868.