‹ De Paris a AgenChapitre 107 sur 154 · SOLIGNAC · texte numérisé non relu

SOLIGNAC

déplaisants supportent la retombée des arcs sur les consoles. Les bas-reliefs incrustés dans le mur sont sans doute plus anciens que l'œuvre entière. Une vaste abside ronde à l'intérieur est à l'extérieur polygonale comme la principale chapelle du rondpoint. Quatre autres chapelles semi- circulaires flanquent le transsept. Au-dessous règne une crypte. De curieuses stalles en chêne, dont les sculptures représentent des animaux grotesques, ornent le chœur. Elles ont été exécutées aux frais de l'abbé Martial Bony de Lavergne (1479), ainsi que les vitraux dont il ne reste plus que 10 panneaux représentant Ik personnages groupés deux à deux, et parmi lesquels on reconnaît saint Martial et, à ses fleurs de lis d'or, saint Louis. Dans le pavé de la nef est implanté un bénitier roman; et, plus loin, une tombe antique ciselée de zigzags sert de dalle. Une autre tombe, taillée en forme de toit imbriqué dans un bloc de serpentine du plus beau vert long- Iemps abandonné en dehors de l'église, git aujourd'hui en débris dans un coin du porche. Des reliquaires nombreux, un buste en argent d'un travail ancien et une châsse émaillée, représentant la légende de sainte Catherine, complètent le trésor de Solignac, type magnifique et presque unique d'une des plus antiques for* mules de l'art limousin.

Raines da château Barrière, à Périgueux. — D'après une photographie

de M. J. Robuchon.

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