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STATION. — SAI NT-CYR-EN-VAL

li^kiL d'Orléans. — 132 kil. de Paris. - 238 kil. de Limoges.

Le gracieux village de Saint-Cyr-en-Val (1088 hab.) domine, à 1500 mètres environ au nord de la station, un coteau que longe le Dhuis et que couronnent les jolies villas de la bourgeoisie orléanaise.

L'église, qui date à peine de 1861, est un édifice de style indécis, formé d'une nef à double collatéral sans transsept, dont

D'ORLÉANS A LIMOGES

les voûtes d'arêtes, avec arcs doubleaux en tores, reposent sur des consoles ou figurines en porte-à-faux. L'abside , à trois pans coupés, est éclairée de trois grandes baies en tiers-point munies de verrières modernes. Une vieille tour mutilée, du xv e siècle, dont une lanterne en charpente revêtue d'ardoises remplace depuis plus de vingt ans le troisième étage, se termine par une flèche légère. Elle descend jusque dans œuvre en grande partie à l'entrée du collatéral de gauche et a nécessité pour , la symétrie la construction d'un mur plein qui lui fait face et qui abrite une chapelle.

A vingt pas de là, à l'est, sur une sorte de motte, nivelée il . y a vingt ans, existait la chapelle de Saint-Sulpice , encombrée pendant deux siècles des béquilles d'infirmes miraculeusement guéris par l'intercession du saint.

Entre le chemin de fer et le village s'élève un tumulus réputé celtique et qui a récemment été exploré, et, tout près de là, à droite, un bouquet de bois entoure le triste château de la Jonchère envahi par la ruine et l'abandon. Des boiseries précieuses ornent pourtant encore la grande salle du rez-de-chaussée dite salte des Gardes, et dans les caissons du plafond du salon se retrouvent quelques traces de peintures vraiment remarquables. Les plus beaux lambris décorent aujourd'hui le cabinet de travail des propriétaires dans leur maison de la Bédinière, près de Bionne ; — mais il reste encore à découvrir le mystérieux trésor qu'une tradition y prétend caché et que n'ont G 6 SS C de se réserver les vendeurs à chaque transmission du château.

Plus loin , à l'est et sur l'autre bord du Dhuis , à peine indique-t-on encore l'emplacement du château de Cornay, une des magnificences disparues de l'art de la Renaissance. Il avait été élevé en 1512, sur les ruines d'un vieux manoir féodal, par Anne Gompaing, femme de Pierre Briçonnet, parent du fameux cardinal de ce nom, et tombait déjà d'abandon, quand il fut acquis, aux approches de la Révolution, par M. de Montaudoin. Les événements sans doute ne laissèrent pas au propriétaire le temps de le réparer. Les démolisseurs y ont mis la dernière main en 1805.

Le château de la Source, où nait le Loiret (K. ci-dessus, p. 84),

LA FERTÊ-SAINT-AUB1N. 89

- se trouve au sud et à 1500 mètres de la station. On s'y rend ordinairement par Olivet. L'accès en est moins facile depuis que Mme Bigot de Morogues Ta vendu à Mme Naen, veuve de Polignac. Le bois qui en faisait l'ornement entre la Source et le Bouillon a été en partie coupé par ses nouveaux propriétaires, peu soucieux des ombrages aimés de lord Bolingbroke.

A peine quitte-t-on Saint-Cyr, dont le clocher s'entrevoit audessus des arbres, qu'il faut gravir les premières pentes d'un tristé plateau , couvert de landes , de bois , d'étangs et de mares désolées qui s'étanchent en eau verdâtre le long du chemin. A

. 3 kilomètres de Saint-Cyr, presque vis-à-vis de V étang de Lanoue, la voie laisse à droite (14 kil. d'Orléans) le château de Cormes, construit au commencement du xvi e siècle, près de l'emplacement d'une ancienne forteresse dont il reste encore des vestiges, et récemment restauré avec autant de savoir que de goût par son propriétaire, le comte de Tristan. Elle entame un peu plus loin Y étang Pinet, en face du château de Gautray, et s'enfonce pendant trois kilomètres dans le bois Saint-Père, pour arriver, en croisant la route de Paris à Limoges , dans la haute vallée du Gosson, aux rives plates et basses, que l'on franchit sur une arche de 10 mètres d'ouverture, à 500 mètres de la gare.

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