CHALAIS. — LA ROC BE- CHALAIS
même à Henri d'Albret, pour le cas, dont on ne doutait guère, où Ton réussirait à le rencontrer dans la mêlée et à s'emparer de lui.
En quittant la station de Chalais, on suit d'abord la rive gauche de la Tude, puis, quand on franchit cette rivière, on sort du département de la Charente pour entrer dans celui de la Charente-Inférieure. La Tude se jette à peu de distance dans la Dronne. Près de leur jonction, sur la gauche, le village du Parcou couronne une colline. On côtoie la rive droite de la Dronne, qui coule à la gauche du chemin de fer. Le pays que l'on traverse a peu à peu changé d'aspect. C'est une belle vallée-plaine enfermée dans de petits coteaux et ressemblant à un immense verger. La culture y est très-variée. Partout où le regard peut s'étendre on aperçoit des vignes, des champs de céréales, des prés, des arbres fruitiers. De distance en distance, une courte tranchée dérobe la vue de cette belle et fertile plaine. On franchit la Dronne sur un pont de cinq arches, ayant chacune \ 1 mètres d'ouverture, avant de s'arrêter à la Roche-Chalais.