‹ De Paris à BordeauxChapitre 31 sur 165 · ORLÉANS. — LA CRYPTE DE SA1NT-AVIT · texte numérisé non relu

ORLÉANS. — LA CRYPTE DE SA1NT-AVIT

ces colonnes ont 40 centimètres de diamètre. La chapelle est formée de trois nefs de trois travées chacune, autrefois éclairées par trois jours fort étroits à leur orifice extérieur et très-évasés au dedans ; les voûtes s'appuyaient sur six pilastres engagés dans le pourtour et sur quatre piliers isolés. Ces voûtes n'existaient plus, et la crypte a été retrouvée dans l'état où furent découvertes les maisons de Pompéi , lors des premières fouilles.

On a conduit les travaux du Grand-Séminaire , de manière à respecter la crypte de Saint- Avit, qui se trouve sous le bâtiment nouveau. On a fait plus, et, grâce à un crédit du ministre d'État, on a rétabli les voûtes détruites et rendu ainsi à ce curieux monument son aspect primitif. On se propose , tout en lui conservant son caractère de simplicité, de faire à l'intérieur les dispositions nécessaires pour la célébration du culte; mais on peut en considérer la restauration comme achevée.

La eu a pelle du Grand-Séminaire renferme de précieuses boiseries exécutées , dit-on , pour la chapelle de Versailles , par le sculpteur Dugoullon, sur les dessins de Lebrun, données, en 4706 , par le roi à l'évêque d'Orléans , qui les plaça autour du chœur de la cathédrale , enlevées à l'époque de la Révolution , longtemps enfouies dans des magasins où elles se détérioraient, et enfin placées dans la chapelle où elles sont aujourd'hui admirées des amateurs.

A l'extrémité sud-ouest de la place du Martroy, s'ouvre la rue d'Illiers. Si l'on s'avance de quelques pas dans cette rue, on aperçoit une église de briques et une cour ; la porte de la cour et celle de l'église ont chacune une inscription. Sur l'une on lit: Bourse , sur l'autre : Charitas. Cette église était la chapelle des Minimes, dont les bâtiments, situés dans une seconde cour, sont aujourd'hui affectés à un pensionnat. Elle rappelle un triste souvenir historique. En 1792, la haute cour nationale créée par la Constitution de 4794 y siégea, et les principaux accusés qu'elle avait condamnés et qui y étaient détenus, MM. de Brissac, de Lessard, deMontmorin, en partirent pour Versailles , où ili furent massacrés le 3 septembre 4792.

Édifices civils. — Musées. — Collections. - Maisons particulières.

L'hôtel de ville d'Orléans , les Orléanais l'appellent Ykôtel de la Mairie , situé sur la place de l'Étape, à peu de distance de la cathédrale, est sans contredit l'une des principales curiosités de la ville. La légende commémorative suivante, écrite en lettres d'or sur une plaque de marbre noir et placée à la façade de l'aile méridionale , nous dispenserait, à la rigueur, de toute autre explication :

Cet hôtel, bâti en l'an 1530, des deniers de Jacques Groslot , seigneur de l'Isle, chancelier d'Alençon, bailli d'Orléans, qui en fit sa demeure -, habiîé après lui parF.de Balzac, seigneur d'Entraigues, et de la Chastre, maréchal de France, F. d'Orléans Longueville, comte de Saiat-Pol. gouverneur de l'Orléanais;

Logis accoutume des rois François II , Charles IX, Henri III, Henri IV, des reines Catherine de Médicis, Marie Stuart, Louise de Lorraine et Marie de Médicis;

Résidence de Louis I", prince de Condé, maître de la ville pour Vk . parli protestant, en l'an 1562, devenu l'hôtel de ville en 1790;

A été restauré sur le vote et par les soins du conseil rauaicipit: MM. Dubessey et Boselli, préfets du Loiret; M. L.Lacave, maire Jéans; MM. Rousseau-Dehais, Cotelle, adjoints.

M. Albert Delton , architecte. 1850-1854.

L'hôtel de la Mairie ressemble peu à l'ancien hôtel Groslot^?B a été tellement modifié, augmenté, diminué, transformé, que so£ ancien propriétaire, qui lui a laissé son nom, aurait quelque peine à le reconnaître, s'il pouvait lui être permis d'y revenir. M. Eugène Bimbenet l'a décrit dans sa Monographie 1 tel qu'il était autrefois. Je me bornerai à constater, aussi sommairement que possible , ce qu'il est aujourd'hui.

Il se compose d'un corps de logis principal, flanqué de deui ailes qui se déploient en retour sur la place, et qui forment une cour fermée par une grille. Notre dessin représente sa jolie façade dont les briques rouges, entremêléés de briques vitrifiées, ' les pignons et les fenêtres, rappellent les constructions flamandes de l'époque à laquelle elle fut élevée. Au-dessous du

t. Un vol. in-18. chez Gatineau.

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