‹ De Paris à BordeauxChapitre 63 sur 165 · STATION. - AMBOISE · texte numérisé non relu

STATION. - AMBOISE

6 kil. de Limeray. — 33 kil. de Blois. — W kil. d'Orléans. 213 kil. de Pari». — ?3 kil. de Tours. - 130 kil. d'Angers. — 218 kit. de Nantes. - 370 kil. de Bordeaux.

L'Omnibus qui stationne à la gare d'Amboise conduit les voyageurs kY Hôtel du Lion-d'Or, tenu par M. Seillion. Les prix de cet hôtel sont modérés. On paye : la chambre de 4 fr. à 4 fr. 50 c. et au-dessus; le dîner à table d'hôte avec vin, 3 fr. ; le déjeuner, de 2 fr. à 2 fr. 50 c. On trouvera chez M. Seillion des voitures pour Chenonceaux, Chaumont, Loches et Tours; les prix de ces voitures sont ainsi fixés : — YfAmboise à Chenonceaux ou à Chauwm* et retour : un cabriolet, 8 fr. ; une américaine ou petite flèche, 40 fr. ; une calèche à deux chevaux. 45 fr. — D'Amboise à Loches ou à Tours, par Chenonceaux : un cabriolet, 45 fr. ; une américaine ou petite calèche , 4 8 fr. ; une calèche à deux chevaux, 25 fr.

Les Voitures de correspondance du chemin de fer conduisent: — à Bléré par la Croix de Bléré, 40 kil. en 45 m. pour 45 c ; -à Château-Renault, par Pocé, Saint-Ouen et Autrèche; 25 kil. eu 2 h. 30 m. pour 4 fr. ; — à Loches, par Bléré et Genillé ; 39 kii. en i h. pour 3 fr. et 2 fr. 50 c; — à Montrichard, par la Croix de Bléré, Civray et Chenonceaux; 4 6 kil. en 2 h. pour 4 fr. et 80 c.

Amboise, — la patrie de Mlle de La Vallière , — chef-lieu de canton du département d'Indre-et-Loire, ville de 4859 habitants, est située sur la rive gauche de la Loire , au pied d'un rocher , derrière lequel la petite rivière de l'Amasse vient se jeter dans la Loire. Pour y aller de la station du chemin de fer, il faut traverser un faubourg et les deux bras de la Loire, séparés par une île habitée qu'on appelle Y Ile Saint-Jean. La dernière arche du second pont est un pont suspendu. En face de ce pont se dresse le château au-dessous duquel s'étend, entre ses hautes murailles et le fleuve, une double et triple rangée de maisons, qui ont pour la plupart conservé en partie le caractère architectural que leur avait donné la Renaissance.

Soixante ans ou cinquante et un ans avant Jésus-Christ, César bâtit un château avec une grosse tour sur le rocher que couronne aujourd'hui le château d'Amboise. Autour de cette forteresse s'éleva peu à peu une ville qui dut le nom à'Ambacia, ou de Castrum Ambaciacum , à sa situation au confluent de la Loire et de l'Amasse. On voit encore près du château actuel l'emplacement du camp de César , et la tradition attribue aussi aux Romains, puisqu'elle les appelle les Greniers de César , d'immenses caves creusées sous le camp et disposées pour servir de magasins à blé. La construction de ces silos, vraiment dignes d'une visite, ne daterait , suivant quelques historiens , que des rois de la première race. Creusés l'un au-dessous de l'autre, ils formaient quatre étages, que mettait en communication un escalier en pierre de cent vingt marches.

Détruit sous Dioclétien par les Bagaudes, rebâti en 376 par Anicien, le château d'Amboise échut plus tard à Clovis, qui eut une entrevue avec Alaric II, roi des Visigoths, dans l'île Saint- Jean, sur la Loire. Les deux rois, qui devaient bientôt se rencontrer sur le champ de bataille de Voulon, s'entretinrent pacifiquement, c mangèrent et burent ensemble, dit un chroniqueur, et se séparèrent de bon accord après s'être promis amitié. » Il resta dans le domaine des rois de France jusque vers la fin du iv siècle. Louis le Bègue le donna alors à Ingelger, comte d'Anjou, qui avait repoussé les Normands. Parmi les héritiers d'Ingelger, les plus célèbres furent le fameux Foulques Nerra, et Hugues qui, après de longues guerres, parvint à réunir sous son autorité la ville et le château; car, jusqu'à lui, il y avait eu deux races seigneuriales à Amboise, l'une, celle des comtes d'Anjou, maîtresse du château, l'autre, la famille de Buzançais, maîtresse du bourg.

Aux comtes d'Anjou succédèrent les comtes de Berri, en 1 431 . Mais Charles VII confisqua tous les biens de Louis, seigneur d'Amboise, qui avait pris parti pour les Anglais, et, au mois de septembre 4434, il réunit la seigneurie d'Amboise au domaine de la couronne.

A dater de cette époque, Amboise s'agrandit et devient vraiment une ville. Charles VII fortifie le château, habité par la reine

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