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TOURS. — LA CATHEDRALE

Saint- Julien , on peut y visiter (dans la chapelle du transsept la plus rapprochée de l'orgue) le tombeau de deux enfants de Charles VIII et d'Anne de Bretagne, morts en U95 et U96. Ce mau-

La cathédrale de Tours.

solée en marbre blanc a été sculpté par les frères Lejuste. Il se trouvait autrefois dans le chœur de l'église Saint-Martin. Il a été restauré en 4825 par les soins du préfet Destouches. Contre le

pilier qui forme l'angle de cette chapelle pend un tableau de V école espagnole représentant le prophète Jérémie. La cathédrale renferme en outre les tombeaux de trois archevêques.

Le chapitre de Saint-Gatien, le premier dont l'histoire ait fait mention, date, dit-on, du milieu du \T siècle. Il fut constitué par saint Baud, seizième évêque de Tours, qui occupa le siège épiscopal de 546 à 552.

Il faut monter au haut des tours pour admirer, dans la tour du nord, Y escalier royal, escalier de soixante-quinze marches en pierre dure , bâti sur une clef de voûte dont les nervures seules existent , et pour contempler d'un seul coup d'œil la ville entière à ses pieds , avec le beau bassin où la Loire et le Cher coulent parallèlement à une faible distance. Par un temps clair, on aperçoit le château d'Amboise.

Les cloîtres, attenant à la cathédrale, ont été bâtis au milieu du xv* siècle ainsi que la sacristie. On y remarque de jolies et délicates sculptures. Leurs arceaux supportent les belles salles, bâties et voûtées en pierre, de la bibliothèque du chapitre. La portion actuellement occupée par la psallelte métropolitaine appartient au plus beau style de la Renaissance. V escalier en spirale qui conduit à la galerie se fait surtout remarquer par son élégance.

L'église abbatiale de Saint- Juif en (rue Royale, à peu de distance du pont) fut fondée par Clovis, en 509, à l'endroit même où il s'était placé à cheval pour passer ses troupes en revue, après avoir remercié Dieu, à Saint-Martin, de la victoire qu'il venait de remporter sur les Wisigoths à Voulon. Ce n'était alors qu'une chapelle dédiée à la sainte Vierge. Rebâtie par des Bénédictins sous Grégoire de Tours, détruite par les Normands en 853, restaurée à diverses époques, agrandie en 4084, cette chapelle fut renversée par une tempête en 4 224, et remplacée par l'église actuelle qui, vendue pendant la Révolution et devenue une remise, a été rachetée en 4 845 par la ville. On doit la rendre au culte, mais sa restauration marche lentement. La tour et quelques parties situées au nord sont du xr siècle ; le reste appartient au style ogival du xni* siècle. On admire surtout la beauté de ses proportions et la pureté de son style. Les deux

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