DE PARIS AU MANS
Chemin de fer ; 211 k., en 3 b. 30 à 7 h. ; 44 fr. 55, 29 fr. 40, 18 fr. 70 ; départ aux gares Montparnasse, Invalides ou Saint-Lararc ; les trois lignes se rejoignent à Versailles. — De Paris à Chartres, 88 k. en i h. .15 ; 18 fr. 60, 12 fr. 25, 7 fr. 80.
17 k. de Paris à Versailles, p. 147. — La ligne se confond, jusqu'après (22 k.) Saint-Cyr (p. 148), avec la ligne de Granville qui se détache ensuite à dr. (p. 148). — 28 k. Trappes. A 4 k. S., restes de l’abbaye de Port-Royal des Champs qui occupe une si grande place dans l’histoire religieuse, philosophique et littéraire du xvii'^ s. — 33 k. La Verrière ; 35 k. Coignières ; 38 k. Les Essarts-le-Roi. A dr. étangs de Saint-Hubert. — 42 k. Le Perray d’où une voiture publique conduit, à 8 k., à Saint-Léger-en-Y velines , belle villégiature forestière. La voie parcourt la forêt Verte et longe à dr. l’étang Neuf, d’où sort la Guéville, qui alimente le parc de Rambouillet.
48 k. Rambouillet (hôt. ; de la Croix-Blanche : du Lion-d’Or ; du Dauphin, t:.c.¥. ; poste, r. des Petits-Champs), 6,484 hab., ch.-l. d’arrond. de Seine-et-Oise, connu par son château, ancienne résidence royale, où mourut François 1” le 31 mars 1547 où Charles X abdiqua en 1830 ; c’est, depuis Félix Faure, une des résidences d’été du Président de la République.
En sortant de la gare on tourne à dr. dans la rue Chasles qui aboutit à la place Félix-Faure où s’ouvre une des grilles d’entrée du parc. En continuant tout droit la rue Nationale, on voit à g., au fond d’une petite place, l’ancien hôtel d’Angivilliers, restauré en 1812 pour le roi de Rome (en face la rue de la République monte à l’église, de 1865), on passe devant l’hôtel de ville (1786) et on arrive à la place René-Masson où ' est l’entrée du palais.
Le '^palais, qui n’a conservé de sa première construction du xiv® s. qu’une grosse tour à créneaux et à mâchicoulis/
RAMBOUILLET. — MA INTENON. [24] — 197
en partie engagée dans les nouveaux bâtiments, a été restauré, agrandi ou mutilé à diverses époques. On le visite de ii à 18 h. du avril au 30 sept, et de midi à 16 h. du oct. au 31 mars.
Les 6 premières salles sont remarquables par leurs boiseries en chêne sculpté. Dans l’antichambre Louis XV, 2 tapisseries des Gobelins. Dans le salon de réception, tapisserie de La Planche ; tapis de la Savonnerie. Dans le cabinet : de travail du Président, où se réunit le conseil des ministres, dessus de portes peints par H. Lucas. J^o boudoir de Marie-Antoinette a une belle frise figurant les sîgne^ du Zodiaque. La salle de bains de Napoléon a conservé sa décoration à fresque. La salle à manger est l'ancienne salle des Fêtes où Charles X signa son abdication ; il y a de magnifiques tapisseries.
Les parcs, admirablement dessinés, forment un ensemble incomparable par leur disposition et leyr variété. Les jardins sont ouverts au public de 7 h. du matin à la nuit.
En sortant du palais, on visite d'abord le parterre et les quinconces. Une immense pièce d'eau en forme de trapèze, partagée par 4 grandes îles et 2 petites, sépare le parterre du jardin anglais ; à l’embarcadère, la Charité fraternelle par Conny et Alma Parçns par Fagel. Suivre le bras N. de la pièce d’eau, dont on contourne l’extrémité pour prendre à g. la route tracée entre le canal du N. et le grand parc, et qui conduit au carrefour de la Laiterie (la ferme est un peu au delà). Le .gardien de la laiterie, située au-dessous de l’école de bergers, fait visiter la chaumière des Coquillages, dans le jardin anglais, d’où l’on gagne l’Ermitage ; de ce point on rejoint l’allée qui longe la rive S.-O. de la pièce d’eau et passe en vue de Vile des Roches ; à l’angle S, de la pièce d’eau, on rencontre l’allée des cyprès de la Louisiane, qui passe devant le Rondeau, bassin sur le côté duquel s’ouvre la grille de sortie de la. place de la Foire, di.stante dé 300 m. de la gare.
La lorét de Rambouillet, vastq de 12,818 hect., a des taillis épais, ' d’.altières futaies ; elle éouvre des colline?! entre lesquelles s'ouvrent de frais vallons, tels que celui de la Vesgre et de la Guesle. Elle a quelques villégiatures fréquentées.
61 k. Epernon (hôt. de l Ouest), 2,188 hab., est campé sur le penchant d’une colline, au sommet (160 m.) de laquelle un monument a été élevé aux défenseurs de la ville en 1870. Sous un bâtiment du xiiri-' s. on peut visiter de belles caves dites << pressoirs d’Epernon » comprenant 7 travées à 3 nefs.
60 k. Maintenon (hôt. : Saint-Pierre, t.c.f. ; de la Gare, T.C.F.), 2,045 hab., au confluent de l’Eure et de la Voise. A g. de la gare on aperçoit les ruines de l'aqueduc par lequel Louis XIV avait entrepris de faire passer les eaux de l’Eure pour les amener à Versailles : le i" rang, le seul qui ait été construit, se compose de 47 arcades, de 13 m. d'ouverture sur 15 m. 60 de profondeur et 975 m. de longueur. Le château, construit au xvF s. et donné en 1674 à Françoise d'.\ubigné créée un peu plus tard marquise de IMaiutenon, appartient
igS — [241 l')E PA ms AU MANS.
auj. à la famille de Noailles : on visite t. 1. j. de 14 à 16 ou 18 h. sur autorisation écrite, demandée préalablement au propriétaire, la galerie qui renferme, outre diverses œuvres d’art et portraits historiques, des curiosités et souvenirs se rattachant aux familles des d’Angennes, d’Aubigné et de Noailles.
De Maintenon' a Auneau (ch. de fer, 23 k. S.*E. : 4 fr. 85, 3 fr. 20, 2 fr. 05), par Gallardon, où l’on voit la ruine d’un donjon, dit «l’Epaule», du s., une église intéressante du xii® au xvi® s. et une maison eu bois du xv« s. — Pour Auneau, V. le Guide Bleu : Réseaux Orléans et Midi.
De Maintenon a Dreux, p. 15 1.
On franchit la Voise et sa vallée sur un viaduc de 32 arches, puis on côtoie la fraîche vallée de l’Eure. — 73 k. Saint-Piat ;
78 k. Jouy ; 82 k. La Villette- Saint-Prest. On passe l’Eure, et l’on aperçoit à g. Chartres dominée par la cathédrale.
88 k. CHARTRES (buffet), 24,103 hab., ch.-l. du départ. d’Eure-et-Loir, siège d’un évêché, est situé au-dessus de la rive g. de l'Eure. C’est une vieille ville intéressante, riche en monuments et en vieilles maisons ; sa cathédrale est une des merveilles monumentales de la France.
quelques autres plus modestes sur la place des Halles et dans la rue de la Tonnellerie.
Poste : — r. des Changes, à dr. de/' la cathédrale.
Voitures de place : — stations à la gare et bd Sainte-Foy.
Location d’autos : — Dujardin, av.
Jehan-de-Beaucc, 8; Voisine- Jacquet-Duverger, r. de la Tuilerie, 9 ; Lechevalier-Roîisseaux, r. de Bonneval, 16.
Spécialités : — pâtés (au gibier) :
chez les restaurants-pâtissiers; — PAIN d’épice : Gerbet, pl. des Epars,
5 ; Nessler, r. Marceau, 3 ; Javouhey, r. de la Tonnellerie.
Syndicat d’initiative : — s’adr. à ' M. Houvet, secrétaire de la mairie.
A l’époque de César, Chartres était, sous le nom d^Autricum, la capitale des Carnutes, et le centre de la religion des Druides. Brûlée par les Normands en 858 et en 91 1, la ville fut prise par les Bourguignons en 1417 et reprise par Dunois en 1432 ; à nouveau investie par les huguenots en 156S, elle soutint un dernier siège contre Henri IV en 1591 ; après son abjuration, ce prince revint se faire sacrer à Chartres en 1594.
En face de la gare, on monte par l’avenue Jean-de-Beauce à la vaste esplanade du Marché-aux-Chevaux (station des trams d’Eure-et-Loir) et à la partie du Tour-de-Ville appelée boulevard Sainte-Foy. A g. s’ouvre la place Châtelet où l’on
Hôtels : — DE ORDRE : *du Grand-Monarque (Pl. a. Bi), pl. des Epars, 22, T.c.F. (rest. à la carte ; 60 ch., bains, chauff., gar.). — Plus SIMPLES : de France. (Pl. b Bi), pl.
des Epars, 10, t.c.f. 25 (chauff., gar.) ; du Diic-de-Chartres (Pl. c Bi), pl. des Epars, 9 (meublé; ne sert que le petit déj.). — Modestes : de VOuest, à la gare; du Bœuf-Couronné, pl. du Marché-aux- Chevaux ; du Soleil-Levant, même place ; de la Herse-d' Or, r. Mathurin-Régnier ; de la Poste, pl. des Epars ; du Bon-Laboureur.
Restaurants ; — aux hôtels ; — Hubert, r. du Soleil-d’Or, 31 (rep. à la carte) ; Villette, r. des Changes 45- 47, près de la cathédrale ; — et
fNt^Gnf-f^Bo^u, Alençon^
 ////ers, Brou\
C/ffOO/TG^
-^^fetue de •^.Marceau