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DE PARIS A THOUARS

Pierre, 'en majeure partie de la seconde moitié du xii® s.,î mais avec une façade du xyii® et une nef à bas-côté unique, , de la Renaissance ; la croisée du transept couverte d’une cou-'i pôle supporte la tour du clocher, haute de 69 m., l'abside# est voûtée en demi-coupole ; au croisillon S. jolie porte romane, j A l’intérieur, beau buffet d’orgues, stalles du xv® s., et, dans ^ la sacristie, 2 séries de *tapisseries dites de Saint-Pierre et de s Saint-Florent, de 1524.

Aux alentours de l’église, intéressantes maisons anciennes. Par la rue Dacier, à dr., où l’on voit, au n®. 3, la maison du ■ Roi (xv® et XVI® s.) et la rue du Temple, à g. (au n® 13, maison Duncan, xvi® s.), on arrive à la rue du Prêche où se trouve-, une tour des anciens remparts. A g. la rue des Païens débouche ' sur la place de l’Arche-Dorée, où se dresse à dr. la tour Grene- ^ Hère (xvi® s.) et de là, par la rue du Petit-Mail et l’avenue Victor-Hugo, on monte au château.

Le "^château (PI. C3), imposante construction flanquée de 4 tours, a» été fondé au x® s. Il présente les caractères de , transition entre l’architecture militaire du moyen âge et celle / de la Renaissance. Prison d’Etat de la Révolution à laRestauration, il fut utilisé ensuite comme caserne, puis racheté cil 1906 par la ville qui en a entrepris la restauration. L’aile O., a fait place à une terrasse d’où la vue est fort belle ; l’aile N. renferme les musées ; l’aile E. est en restauration, mais sous la tour E. on visite le cachot où ont été enfermés Fouquet et le général Berton ; l’aile S. ne se visite pas, mais il faut pénétrer dans la tour S. pour monter par un -escalier à double évolution dans la tour O., d’où le *panorama s’étend à 25 k. à la ronde.

Les musées sont ouverts t. 1. j. de 8 à 17 h., 50 c., gratuits le dim. — Au rez-de-chaussée, galerie de sculpture. — Au étage, 3 salles : dans la , I'®, quelques peintures modernes; dans la 2®, une -vitrine d’antiquités ren-' ferme une tuba ou trompette romaine ; dans la 3®, belles tapisseries des Gobe- ' ins, les Enfants jardiniers. — Au 2® étage, musée d’histoire nàturelle. — Au 3® étage, musée du cheval, commencé en 1910.

On redescend l’avenue Victor-Hugo et l’on ;juit tout droit ! 'à g. la rue Duruy qui longe le collège et l’hôtel-Dieu et aboutit à T’^église Notrc-Dame-de-Nantilly (PI. B3), édifice du xii® s. de style roman très pur ; Louis XI doubla la nef d’un bas-côté de style flamboyant ; le transept est du xv® s.

Les 5 travées de la nef reposent sur des colonnes à chapiteaux historiés : au 2® pilier à dr., bas-relief de la Renaissance, réparé en 1830, représentant St Jean prêchant dans ie désert ; au 3®, épitaphe composée par le roi René d’Anjou pour sa nourrice, dame Tiephaine (t 1546) ; au 4®, crosse du xiit® s.„ émaillée et damasquinée en or. Sur le bas-côté s’ouvre l’ancien oratoire de Louis XI, renfermant auj. les fonts baptismaux. Dans l’absidiole de dr., statue vénérée de N.-D. de Nantilly (xu® ou xni® s.). Demander à voir, à la sacristie, de magriifiques tapisseries des xiv®-xvii® s.

Derrière l’église s’étend le jardin des plantes, avec^une école' de viticulture.

Pennes fA.

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