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SAINT-MALO

Histoire. — Saint-Malo doit son nom à un de ses premiers évêques, St Maclou ou Malo. La prospérité maritime des Malouins ne date que du xv« s. Üès le règne de Henri IV, ils ne se contentèrent pas de donner carrière leur hümeur aventureuse, par les longues courses et lés voyages d'exploration ; ils armèrent aussi contre les Anglais et leur firent, sur mer, en toute occasion, le plus de mal qu’ils purent. Ceux-ci, ardents à se venger, essayèrent plusieurs fois de détruire la ville ou ses flottes, notamment en 1693, 1695 et 1758. En juin 1758, Marlborough causa aux Malouins pour plus de 12 millions de domm.iges ; mais une seconde exjJédition, tentée au bout de trois mois, valut aux Anglais la désastreuse défaite de Saint-Casl. A Saint-Malo sont nés les marins et corsaires ; Jacques Cartier (1+94-1554) qui, en 1534, découvrit le Canada ; DuguayrroMt»(i673-i736); La Bourdonnais (1600-1755) qui prit Madras aux Anglais, et Robert Surcoût (1773-1827) ; les écrivains Chateaubriand (1768-1848) et Lamennais (1782-1854).

Le port qui a pris un grand esSor depuis la guerre, ainsi que ses chantiers de construction, exporte surtout pour l’Angleterre (fruits, légumes, beurre et œufs), importe des houilles anglaises et des bois du Nord, et arme pour la pêche à la morue à Terre-Neuve et Saint-Pierre et Miquelon. D’importants travaux viennent d'être entrepris pour son agrandissement et son amélioration.

La gare est au faubourg du Talard ; en sortant on a, en face de soi, Saint-Malo ; à dr., Paramé ; à g., Saint-Servan. Entre la gare et Paramé s’étend un autre faubourg, celui de Rocabey.

Pour gagner Saint-Malo (1,200 m. env.) on prend devant soi le boulevard Louis-Martin, établi en chaussée entre le réservoir intérieur du port et le bassin à flot, et qui aboutit devant la porte Saint- Vincent : 2 portes jumelles, l’une du commencement du xviiri= s., l’autre moderne avec armoiries. .\ dr. s’élèvent les murailles crénelées et flanquées de tours de j’ancien château (PL Ci) au pied desquelles s'étend un square. Plus loin> à l’entrée de la chaussée du Sillon, un autre square, orné de la statue de Chateaubriand, en bronze, par Aimé Millet, précède le casino municipal, long de 87 m., large de 44m.

Par la porte Sairtt-Viiicent on entre dans la ville close. On se trouve tout de suite sur la place Chateaubriand, centre arlimé de la vie malouihe oh sont les principaux cafés, restautants, un kiosque de concert, et où s’ouvre à dr. l’entrée du château ; dans l’un des hôtels, l’hôtel de France, est la chambre où naquit Chateaubriand. Au fond de la place, de ce même côté, on pourrait prendre aussitôt, par la porte Saint-Thomas, le tour des remparts (p. 274).

Sur la place s’ouvre la rue Saint-Vincent, qui laisse à quelques pas à g. la place ronde de la poissonnerie, pittoresque le matin au moment du marché (on peut y déguster sur place des huîtres de Cancale ; restaurants avec spécialité de poisson et langoustes). La rue Saint-Vincent aboutit à un carrefour à dr. duquel on voit, à l’entrée de la rue Jean-de-Châtillon

Ë® 2), une maison du xvi® s., à façade de bois, où naquit uguay-Trouin. Prenant àïg. la rue Porcon-de-la-Èarbinais, à dr. on y trouve une arcade sous laquelle pas.se la rue Duveau qui longe le flanc de l’église (PI. Pi). réseau État i8

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