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SAINT-MALO, SAINT-SERV AN, PARAMÈ

L'église Saint-Vincent, ancienne cathédrale, offre le contraste d’nne nef du xii<= s., aux piliers puissants supportant des voûtes d’ogives primitives, et d’un chœur très élégant du début du xiv® s., avec bas-côtés et chapelles, charmant triforium et chevet plat ; les bas-côtés de la nef ont été refaits au XVI® s. dans le style de la Renaissance, les chapelles latérales sont des xvi® et xvii® s. La façade est également de la Renaissance et du xviii® s. La tour centrale, haute de 6o m. (ascension intéressante et belle vue du sommet,^; s’adr. au gardien, pourboire), est du xv® s. ; elle a été "couronnée, en 1859, d’une belle flèche en pierre ajourée.

Aux piliers de la nef, quelques toiles de L. Duveau, Doutreleau et Santerre. En face de la chaire. Christ en ivoirq. Au pavé de l’entrée du chœur, inscription en mosaïque rappelant le souvenir de Jacques Cartier. Au maître-autel, 3 statues en marbre blanc, St Benoit, la Foi et St Maur, par Schiaffino ; derrière, reliques de St Célestin. Au croisillon dr., tableau allégorique du xviii” s., représentant la Bataille de Lépante.

Sortant par le grand portail on se trouve rue de la Paroisse où la poste occupe une maison du xvi® s. à pilastres ioniques. Un peu à dr. est la place de l’Hôtel-de-Ville (PL A-B2).

L’hôtel de ville, de 1840 (dans le vestibule, statue d’Hercule, par Vasselot) renferme la bibliothèque et le musée qui, est public le jeudi et le dim. de 13 à 16 h. (t. 1. j. de 9 à 18 h., en s'adr. au concierge).

I" étage. — Salle des mariages : collection d’estampes et de tableaux ayant trait à l’histoire de Saint-Malo, notamment les Funérailles de Chateaubriand, par Doutreleau. — Salle du Conseil : portraits de Lamennais, Surcouf, -Jacques Cartier, Duguay-Trouin, l’abbé Trublet, Moreau de Maupertuisj Grout de Saint-Georges, Mahé de la Bourdonnais, Chateaubriand, Desilles, le médecin Broussais, Porcon de la Barbinais, l’abbé Fluchot et Boursain, la plupart par Riss. — Salle des Fêtes : un marbre de Protheau, l’Innocence et l’Amour, et des tableaux de Tardieu, Fischer, Jundt, Biva, Chintreuil (‘Effet de brouillard), Vernier, Cabanes, Guillemot, etc.

2' étage. — iTi SALLE ; objets historiques relatifs à la ville de Saint-Malo, ainsi qu’à des Malouins célèbres ; débris du navire la Petite Hermine, sur lequel Jacques Cartier alla découvrir le Canada; belle collection d’algues marines ; globe terrestre pris par Robert Surcouf sur le vaisseau anglais le Kent, le 7 oct. 1800. Très intéressante collection d’autographes de Surcouf, Chateaubriand, Lamennais, Béranger, Jacques Cartier, Napoléon; souvenirs de Sainte-Hélène. — 2® salle ; section de géologie, paléontologie et minéralogie. — 3® SALLE : collection de poissons, crustacés, polypiers, coraux, madrépores, éponges, plantes marines ; ethnographie et géologie ; objets d’archéologie préhistorique, grecque, gallo-romaine et du moyen âge. — 4® salle : coquillages ; oiseaux ; ethnographie.

La rue Toullier, sur laquelle s’ouvre la place, longe à g. un square orné d’une statue de Duguay-Trouin, par Molknecht, et mène, en tournant à dr. ou à g., aux remparts.

Les *remparts datent, dm côté de la pleine mer, du xiv® et du XVI® s., sauf quelques modifications ultérieures. L'accès en est libre. Le chemin de ronde des vieilles murailles ofi're

SA TNT-MALO

une *vue magnifique, captivante par la variété des paysages et les aspects de la mer, qui se modifient à chaque tournant et selon, les heures de la marée. Sur cette partie du littoral, les marées doublées en hauteur par le flot de l’Océan qui vient se superposer à celui de la Manche peuvent s’élever, lors des équinoxes, à 15 m. au-dessus de la basse mer.

Pour faire le tour des remparts il faut partir de la place Chateaubriand. A dr. est le château, auj . caserne. Son encemte dessine un carré auquel s’ajoute un appendice triangulaire, dénommé la Galère, et relié aux angles par 2 tours, le Grand- Donjon, du XIV® s. et le Petit-Donjon, du xv®. Le front tourné vers la ville présente une courtine que flanquent, en saillie, 2 énormes tours rondes, la tour Générale et la tour Quiquen grogne, bâties en 1498 par la reine Anne de Bretagne; entre les deux s’élève la masse du donjon central.

Contre la tour Quiquengrogne s’ouvre la porte Saint-Thomas qui donne accès à la grande plage (établissement de bains) et où un escalier monte aux remparts qu’on 'suit à g. En face de soi l’îlot du Fort National. Au delà de la tour Bidouane, bastion avancé en mer, on passe au-dessus de la porte des Champs-Vauverts. De là on voit les 2 îlots du Grand- Bey et du Petit-Bey où l'on peut aller, à marée basse, par une chaussée partant de la plage de Bon-Secours. Le Grand-Bey porte le tombeau fort simple de Chateaubriand : une pierre sans inscription, entourée d’une grille et surmontée d’une croix. C’est entre les deux Beys que viennent aborder, à marée basse, les vedettes de Dinard.

Continuant le tour des remparts, on dépasse la porte des Beys, la porte Saint-Pierre qui donnent accès à la plage de Bon-Secours (établissements de bains) et l’on arrive au bastion ou square de la Hollande, avec la statue de Jacques Cartier, par Bareau. On découvre une *vue magnifique sur la mer criblée d’écueils et d’îlots, notîimment l’île de Cézembre, avec le fort de la Conchée à dr., le phare du Jardin et le fort de Harbour, à g. En face, de l’autre côté de l’embouchure de la Rance on aperçoit Ilinard, la côte de Saint-Lunaire, la pointe du Décollé, et, au loin, le cap Fréhel. Les remparts, à partir de cet end roit, furent reconstruits sur les plans laissés par Vauban, de 1708 à 1734, et ont été restaurés depuis.

Dépassant le môle des Noires, que l’on a sous ses pieds, on atteint la porte de Dinan ouvrant sur la cale du même nom où accostent, à marée haute, les bateaux et vedettes de Dinan et de Dinard; sur le quai, statue de Surcouf.p&r Caravaniez, et station terminus des trams de Pa ramé et de Saint-Servan. La vue s’étend au S. sur la Rance ; on voit, au delà de l’entrée du port, l’anse des Sablons que borde un quartier de Saint- Servan et le gros promontoire qui porte le fort de la Cité. Suivant toujours le chemin de ronde des remparts, qui dominent les quais du port plantés d’arbres, on voit successi-

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■Vemént la Boürse, le pont rbülaht qui reliait Saint-Malo à Saint-Setvan la porté Saiiit-Loüis, l’efaibarcadèré des ba-ytèaux dé Jerséÿ, la ' Grande Porté {± gtosâés tour S à riiâcM-î coulis gbthiqdeS trilobés), d’où l’on a une très cütiéüse pers-ï pective sur là Grande-Rué et lâ fléché de la Cathédrale, puis s on revient à la porte Saiiit-Vincent et à la place Chateàu- ' briand. i

Saint-Servan, 12,823 hab.. port ihilitaire et station balnéaire, est situé sur la rive dr. de la .Rance. C’est un lieu de villé- 1 giature plus calme que Saiüt-Malo, plus distant aussi de la'j

pleine nier.

Hôtels : — Victoria-Hôtel, Graiidè- Ruè, 63, T.jc.F. ; du Sémaphore, pl.

tàthot ; de la Ràhcé, près dè la tour Solidor. Nombreuses pèUsioiià de famille; françaises et anglaisés.

Poste : — r. Ville-Pépin,

Trams a vapeur ; — de l’hôtel de villë â là garé de Saint-Halo, à la porte Saint-Vihcefat et à là porté dfe Dinan. Corréspondancé à Rocübeÿ

avec lés trams dé Paramé et dè Can- ^ calé. Sâlht-SérVan est aussi desservi pât le train dè Saint-Malo à Rennes.' '

Bains dè mer : — à l’anse des Sabloüs èt aux Foürs-à-Chaux.

Bateaux : — au port Saint-Père- Bac à vapeur (transport des autoihobiiés) .et Vèdëttes pour Ditiàrd i it. ; Vfedèttes l’ëté poUr Id VicOmté. — Bateaux à vOilë, iirii â débattre.

Saint-Servaü est situé à 1,200 m. de la gare (tram). De '' Saint-Malo, on s’y rend plus directement, en traversant en barque le chenal du port, près de la BoUrsé. On débarqué à l’extrémité d’une digué que l’on suit jüsqu’à l’ancién fort de Naye. A dt. on [a l'anse dès SaUôns (bains) qui se termine par ude presqu’île à l’extréinité de laquelle se dressé, sur ' l’emplacement de la cité gallo-romaine d’Aleth, le fort de la ' Cité qui défend l’entrée de la Rance.

Au fort de la Naye on prend la Grande-Rue; qui laisse à dr. la rue Dauphine, allant âus: bains des Sablons et à la ' tour Solidor, et monte à la place Bouvët. L’hôtel de ville ■ renferme quelques tableaux ; il est précédé d’un busté de Pierre Bowaeî (1775-1860); par Ogé; derrière l’édifice, station , terminus des trams de Saint-Malo.

La Grandé-Rue se continue par la rue Ville-Pépin qui traverse la place Carnot et conduit à dr. à la petite plagé de bains des Fdurs-à-CHaux. De la place Carnot;'» par la rüe Lepailleur, on va à l'église Sairite-Croix (1742-1840), de style gréco-romain, où l’on voit : le long de la nef une frise "de fresques par L; Duveau, sOus l’orgue un Christ de Caravaniez,'” une chaire de Valentin, dans les chapelles des ^bas-côtés des retables anciens en bois sculpté. ’ r<-

Sortant de l’église par le ^and portail, on se rend, par la rue de la Fontaine, à g.; aü port militaire ou port Solidor, en passant sous la voûte du commissariat de la mariné.

SAINT-SERVAN. — PÀRAMÉ [35] — 277

Du quai que borde l’arsenal à g., on aperçoit en face de soi la I tour Solidor.

Da tour Solidor (s'adr. qu gardien : pourboire), sqr un rocher ^ l’embouchure de Iq Rance, fut bâtie en 1384 pqr le duc Jean IV, qui luttait contre les prétention? de Josselin de i Rohan, évêque de Saint-Malo, à la souveraineté 4e cette ville. Elle se compose de 3 tours réumes en triangle, percées de ' meurtrières et couronnées de niâcjiicoulis. Le sornrnet a été restauré. L’intérieur, qui a servi de prison, comprend 3 étages avec d’anciennes cheminées et, aux étroites ernbrasures des I fenêtres, les niches, bien conservées, des , veilleurs. Il y a i IQ4 marches jusqu’au faîte.

Au pied de la tour Solidor est le petit port Saint-Père d’où !] partent les bateaux de Dinard et de la Vicomté.

Paramé, 5,705 hab., station balnéaire mondaine, s’étend à l’É. de Saint-Malo et prolonge sans interruption le faubourg de Rocabey par une série d’hôtels et de villas, donnant en façade sur une belle digue en maçonnerie qui borde une immense -grève sablonneuse. En arrière courent la route et le Dam qui aboutissent à l’E. au vieux bourg de Paramé, et à Rochebonne.

HoteU ■ — PB 1“ ORDRE (ouverts : l’été) ; Grand-Hôtel de Parami, sur la entre Saint-Malo , pt Paramé, face à Ja mer (15 juin-fin sept. ; grancl luxe ; tennis, golf) ; du r'*st»o, près du casino (i®' mai- 15 oct.) ; Bristol-Palace, bd Chateaubriand, à Rochebonne, et son annexe, fiôtel de 1® Courtois-V ille ,

fid Hébert, près du casino ; Notre- Dame-dee-(zrives, bds Chateaubriand etSurcouf, stations du Casino (juin à fin sept.).

Plus simples ; — au carrefour de Rochebonne : du Centre, Continental, International ; à proximité du carrefour ; des Bains et Rochebonne (mai à oct.), de France et Villa Colberf, (avril à sept.), de l’Océan (mai au 15 oct.) ; de la Digue, sur le Sillon, vers Saint-Malo; Duguay-Trouin, à la station du Casino : de la Paix, à Rochebonne, sur la grève.

Modestes (au bourg de Paramé) :

— Central, du Grand-Jardin, pl. de la Mairie ; de la Marine, r. des Masses ; de Paris, av.j^Jacques-Cartier.

I*' Pensions de famille (l’été^i seulement) : — Les Charmettes, ou Ker-

Antres, route de Saint-Malo (terrasse sur la mer ; jardin) ; Ker- Alexandra^ la Hoguette, Tabarca, bd Hébert.

Locations meublées . — Agence Générale, carrefour de Rochebonne j J. Boutin, id. ; Villalon-Bidel, id. j Cooper-Meese, route de Saint-Malo, station du Casino ; Agence du Sillon^ entre Paramé et Saint-Malo, sur Iq route ; Mlle Jacob, ay. Saint-James.

Poste ; — • r. Ange-Fontan.

Bains de mer : — établissements Périnet et Foucault, Chopier (bains de mer chauds), plagp de Rochebonne ; Bains du Casino, plage du Casino. — Bains chauds : Etablissement d’hydrothérapie, av. Cb.-Prevet ; Bains Saint-Louis.

Voitures de place : — à la gare de Saint-Malo, au carrefour de Rochebonne ; demander le tarif municipal et faire le prix d'avance.

Trams à vapeur ; — de Saint- Malo-Ville (porte de Dinan et porte Saint-Vincent) ou de la gare au casino, Rochebonne et Paramé- Ville ; de Saint-Malo à Cancale par Paramé (p. 27g).

278 — [35] SAINT-MALO, SAINT-SERV AN. PARAMÉ'i

La route de Saint-Malo-Paramé, longeant d’abord la, mer, passe devant le casino, puis suit le Sillon, isthme étroit qui jadis rattachait seul Saint-Malo à la terre ferme ; il est bordé par la Grande-Grève, où l’on se baigne ; la mer] y est admirable, surtout par gros temps.

Arrivée au faubourg de Rocabey (bifurc. des trams vers la gare et Saint-Servan), la route ne tarde pas à s’éloigner de la mer ; elle en est séparée par les maisons qui bordent la digiie : celle-ci, accessible seulement aux piétons, offre une magnifique promenade de près de 2 k. jusqu’à Rochebonne. Le ti'am passe derrière le Grand-Hôtel et le casino (2 k. ; station) qui occupent le centre de la digue et de la plage, , où s’avance l’épi de la Hoguette.

Plus loin le tram atteint^^^un^carrefour où se détachejà' g.

Le tram, tournant à dr., gagne le vieux bourg, ou Paramé- Ville : église moderne en granit bleu, de style roman ; l’ancienne église a été transforrnée en hôtel de ville.

Ail delà des falaises de Rochebonne, une route qui longe la plage encore deserte du Mùiihic, puis laisse à g. la pointe de la Varde (fort : beaux rochers ; tour-belvédère, dite tour du Bonheur), conduit à Rothéneuf {Grand-Hôtel ; 2'erminus ; du Centre), station balnéaire familiale, avec deux plages : l’une au N. sur la mer, entre des falaises rocheuses, l’autre à l’E. sur le havre de Rothéneuf qui s’ouvre par un étroit goulet entre la pointe de Rothéneuf (chapelle) et la presqu’île de Bénard (sémaphore) et forme un beau bassin intérieur, asséchant à marée basse. Quelques rochers de la falaise ont été grossièrement sculptés par un prêtre du pays, l’abfcé Fouré, et sont exploités depuis sa mort comme une attraction. A 500 m. S. de Rothéneuf, sur la route de Saint-Ideuc, ' ancienne maison familiale de Jacques Cartier. Promenade recommandée de

ROTHÊNEUP. — CANCALE 36] — 279

1,500 m. £. au bois de pins du Lupin^ au fond du havre, avec un château du xvn® s. et un pittoresque moulin à mer ; plus loin, le hameau de la Guimorais, où s’installent quelques baigneurs de goût sim^^le, a dans son voisinage deux plages magnifiques séparées par la pointe du Meinga.

Environs. — i® Cancale : 16 k. par le tram à vap. partant de la porte Saint- Vincent et passant à Paramé (p.277) et à Saint-Coulomb, d’où une route de 4 k. mène à la Guimorais {V. ci-dessus).

Cancale (hôt. : à la Houle: Du Guesclin, au delà du phare, sur la mer, Tété seulement, recomm. t.c.f. ; de V Europe; du Phare ; de la Marine; de V Ancred'Or, plus simples, tous sur le quai ; du Centre, au bourg), 7 627 hab., admirablement situé, partie au-dessus, partie au pied de falaises élevées, est un port de pêche c^èbre par ses huîtres et ses rochers.

La ligne du tram se divise en deux branches ; l’une aboutit directement au bourg ou Cancaîe-Vüle, situé sur le plateau, avec une ancienne église en ruine (mausolée délabré de W.-H. Vaujoyeux ; f 1816) et la nouvelle église Saint- Méen, inachevée, sur une vaste place ; Pautre branche descend par un long détour à la Houle, dont les maisons alignées sur un quai animé s’adossent aux falaises abruptes, et qu’une rue escarpée relie au bourg. Ce petit port d’échouage est un des plus intéressants de la côte bretonne, avec ses chantiers de construction, sa nombreuse flottille de pêche, ses marins qui vont pêcher la morue à Terre-Neuve, ses « Cancalaises * dont le peintre Feyen- Perrin a popularisé le type et le petit bonnet, et ses célèbres parcs à huîtres découverts seulement à marée basse où sont mises en réserve et soignées les huîtres draguées au large une fois chaque année par les pêcheurs le jour de la «Caravane» (en avril). De la petite) jetée de la Fenêtre, précédée d’un phare, on voit émerger à g. les fameux rochers de Cancale, masses noires et abruptes, puis Vile des Rimains avec un fort déclassé; du même côtése profile la haute falaise du Hock qui se termine à la pointe de la Chaîne (t k. N.-E. du bourg ; belle vue) ; on se baigne au delà de cette pointe aux petites plages de Port-Briac, de Port-Pican, et de Port-Mer, cette dernière en voie de développement sur l’initiative d’un groupe d’amateurs éclairés qui désirent y créer un type de plage esthétique. Au delà de Port-Mer, on peut continuer la promenade jusqu’à la ^pointe du Grouin (sémaphore) haute de 49 m., promontoire déchiqueté et sauvage d’où un dmmense panorama se déroule par temps clair jusqu’au cap Fréhel à l’O., jusqu’au Mont Saint-Michel et à la côte de Granville à l’E. ; plus près, on voit à dr. les rochers ruiniformes deTilc des Landes séparée de la côte par le chenal de la Vieille-Rivière, et en face au large le phare de la Pierre- Herpin. Le Grouin est relié à Cancale par une route directe qui passe par Saint- Jouin-

2® Dinan, par la Rance, durée du trajet, 2 h. env. ; départs par vedettes à heure variable suivant la marée, voir les affiches ; cette excursion superbe est plus belle à la descente ; si l’on ne veut pas faire en bateau l’aller et le retour (un peu long), on fera donc bien de gagner Dinan par Dinard et le ch. de fer, puis de revenir à Saint-Malo par la Rance ; c’est dans ce sens que nous décrivons le trajet, p. 285.

3® Le Mont-Saint-Michel, en ch. de fer par Dol et Pontorson, p. 268 et 179, ou par les autos-cars (s’informer). L’excursion peut se faire en une journée, mais il est conseillé aux touristes de coucher au Mont, surtout à l’époque des grandes marées.

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