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LORIENT

s’adr. au gardien), peu important : à remarquer un fusain de Decamps, une étude à la sépia de Géricault, et des aquarelles de Pils.

Du musée on suit la rue Amiral-Courbet qui croise bientôt la rue Carnot. En suivant cette rue à g. on irait au cimetière où est le tombeau, par Etex, de Brizeux, poète national de la Bretagne, né à Lorient en 1806 (f 185^. En prenant la rue Carnot à dr. on revient au pont tournant qu’on retraverse pour tourner aussitôt à dr.

A l’extrémité du quai, la rue de la Cale-Ory à g. amène à l’entrée du port de guerre composé de deux enceintes. La !’'<’, ouverte tout le jour, forme la place d’Armes, plantée d’arbres et servant de promenade publique ; à dr. en entrant, la Préfecture maritime occupe deux jolis pavillons de style Louis XV, bâtis en 1733 ; au milieu de la place, statue, par Ogé, de Dupuy de Lôme, ingénieur maritime (1816-1883).

La enceinte renferme les arsenaux et le port de guerre; ce port devant être déclassé en 1920, s’informer s’il est encore permis de le visiter.

La visite dure i h. 30 env. ; les points Iqs plus intéressants sont: la d’armes renfermant 12,000 armes à feu et autant d’armes blanches ; .trophées de Saint-Jean d’Ulloa, du Me.sique, de Chine et de Cochinchine ; 2 canons allemands, pris à Coulmiers ; — ■ le musée maritime : modèles de navires, statues de bois d’anciennes frégates, moulage de la tête de Napo. léon I" sur son lit de mort, curieuses plaques de blindage traversées par des 5bus ; — la tour des Signaux, ou tour de la Découverte, élevée au xvni® s., haute de 38 m. : belle vue, sur Lorient, l'arsenal, le port, la rade. — • On visite msuite un cuirassé ou croiseur-cuirassé. Troij vieilles frégates servent de tasernes et d’écoles, et l’on aperçoit au fond du port les énormes chantiers de ;onstruction-dp Caudan.

En sortant du port de guerre, la rue du Port, en face, ramène i la Bôve.

Environs. — A 2 k. (tram) Kéroman et la Perrière, autrefois petites stations lalnéaires fréquentées, où l’on construit actuellement un gigantesque port le commerce. De la Perrière un bateau à vapeur transporte à Kernévet, petite liage située de l’autre côté de l’embouchure du Ter.

A 4 k. 5 Port-Louis (hôt. Bellevue, t.c.f.), 4,026 hab., place forte et port de ;j5êche, principale station balnéaire des Lorientais, desservie par un bateau toutes les 30 min.) qui, traversant la rade, laisse à dr. le nouveau port de Kergroise, et passe devant l’île Saint-Michel. On y voit la citadelle où le prince 'Japoléon fut enfermé en 1836 ; la pl.age s'adosse aux remparts ; l’église a été irûlée en 1918. Tram en projet pour Hennebont (p. 358) ; bateau (15 c. pour -armor) ; ch. de fer en construction pour Hennebont.

En face de Port-Louis, Larmor (modeste hôt. Edelin) desservi par le bateau le Lorient (tram en projet) est une petite station balnéaire régionale ; l’église, ,1e diverses époques, est intéressante (retables du xvn» s.).

A 6 k. S.-O., Ploemeur (tram), 10,166 hab., petit centre de villégiature d’où leux routes accèdent à la mer : à Lomener, port de pêche, près de l'anse de itolé, et au Fort-Blogué, plage de bains en face du fort situé sur un récif.

A 14 k. S.-O. l’île de Croix (bateau, en i h., en général t. 1. j. ; hôt. de la ' \tarine, au bourg), longue de 8 k. et large de 2 ou 3, est un plateau cerclé de

falaises schisteuses. Les Grésillons se livrent à la pêche de la sardine et du thon, La côte la plus intéressante est celle qui regarde le large.

De Lorient a Ploermel (ch. de fer départemental, 115 k.). — 12 k. Pont- Scorjf (hôt. : de Bretagne ; des Voyageurs), 1,945 hab., dans un site pittoresque, sur le Scorff qui divise le bourg en deux parties reliées par deux ponts.

— 26k. Plouay, 4,920 hab. ; bifurc. pour le Faouët et Gourin {V. ci-dessous).

— On débouche dans la vallée du Blavet dont on suit la rive dr., et qu’on traverse pour suivre ensuite l’Evel, son affluent. — 48 k. Baud-Gare, où l’on croise la ligne Auray-Pontivy {p. 35^). — 52 k. Baud-Camors. — 58 k. La Chapelle-Neuve, église du xvi® s. — 68 k. Loomlné (hôt. : de la Gare, t.c.f. ; des Voyageurs), 2,351 hab. ; église du xvi® s., à laquelle est accolée la chapelle Saint-Colomban, de la même époque ; sur la place de l’église, petit ossuaire et maison ancienne. — 78 k. Moulin-Gilei, où l’on rejoint la ligne Pontivy Ploërmel (p. 295) qu’on suit désormais jusqu’à (115 k.) Ploermel (p. 294) en passant par Josselin.

De Lorient a Gourin ^ch. de fer départemental, 75 k.). — 26 k. jusqu’à- Plouay {V. ci-dessus) où l’on quitte la ligne de Ploërmel. — 41 k. Mcslan, bifurc. pour Pontivy (p. 313). — 50 k. Le Faouët (hôt.: *de la Croix-d'Or, salle h manger décorée de tableaux ; du Lion-d'Or, dipl. t.c.f.) 3, ,702 hab., avec de belles halles à charpente en bois du xvi® s. A i k. 5 N., chapelle Sainte- Bat bc bâtie en 1489 et dominant de 100 m., à pic, le ravin de l’Ellé ; situation, entourage et paysage sont magnifiques. A 3 k. S. la chapelle Saint-Fiacre, fruste d’aspect, possède un beau *3ubé en bois sculpté, du xv® s., et des vitraux du XVI® à la maîtresse-vitre et aux transepts. Cette excursion se fait aussi en voiture de Quimperlé combinée avec la visite des rochers du Diable, coin très pitto resque du vallon de l’Ellé. — 62 k. Langonnet. A 6 k. E., dans le vallon de l’Ellé, Vabbay" de Langonnet, fondée en 1136, reconstruite aux xvii^-xviiî® s.. sert auj. de maison de retraite aux Pères du Saint Esprit 1 salle capitulaire du XIII® s. — On longe la lande de Kérivoaî. — 74 k. Plouray, à 9 k. E., est situé à T99 m. d’alt. sur les derniers contreforts des Montagnes-Noires. — 8"? k. Gourin^ bifurc. pour Rosporden et Carhaix (p. 366).

Au delà de Lorient, le ch. de fer dessert Gestel. — Viaduc long de 157 m. et haut de 33 m. sur la Laïta, un peu avant Quimperlé qu’on voit à dr.

209 k. Quimperlé, 9,188 hab.., ch.-l. d’arrond. du Finistère,, an confluent de l’isole et de l’Ellé dont la réunion forme la Laïta, dans une contrée verdoyante.

Hôtels: — du Lion-d*Or, pl. Nationale, T.C.F. ; du Commerce, r. des Ecoles, 9, T.C.F. ; de l’Europe, à la gare (très modeste).

Poste : — route de Quimper, près de la place Carnot.

Service d’auto : — pour le Pouldu, départ de la pl. Nationale à 9 h. 30.

La cour de la gare s’ouvre sur le boulevard Jean- Jaurès que les voitures suivent â dr. pour gagner la ville basse et la place Nationale. A pied, on tourne au contraire à g. pour prendre la rue de l’Hopital-Frémeur (2® à dr.) qui passe devant l'hôpital et aboutit à la place des Halles, où se trouve l’église Saint- Michel, xiv®-xv® s., surmontée d’une grosse tour carrée avec 4 clochetons à crochets. Le porche N., de style gothique flamboyant, offre une vraie dentelle de pierre, le porche S. est du XIV® s. ; de chaque côté une arcade relie l’église aux maisons.

Derrière le chevet de l’église, la rue Savary, escarpée,

Locmméi

descend vers la ville basse. Elle aboutit à la place Carnot que l'on traverse droit devant soi, pour passer l’isole et, par la courte rue de l’isole, arriver à un marché couvert derrière lequel est l’église Sainte-Croix.

E'église Sainte-Croix, une des plus curieuses de Bretagne, reproduction de l’édifice roman du xi® s., détruit en 1862, imite dans son plan général le Saint-Sépulcre de Jérusalem. Derrière l’abside, le clocher, isolé, a été refait de nos jours. Un bas-côté annulaire entoure la rotonde centrale. Encadrant la porte principale, un *juhé de 1541, quoique mutilé, est une œuvre d’art de ordre. Dans ta crypte du xi“ s., sous le chœur, on remarque deux tombeaux du xv® s.

Sortant de l’église Sainte-Croix par la porte latérale g., on a en face de soi la rue Brémond-d’Ars ; on y trouve quelques vieux logis aux n°B 8, 10, 12, et, à dr., les ruines de l’église Saint-Colomban, au no 17, à g., escalier double en pierre.

Revenant à l’église Sainte-Croix et passant devant , sa façade, on prend la rue de la Mairie, qui amène en quelques pas à la place Nationale, où les bâtiments de l'ancienne abbaye de Sainte-Croix (entrée libre ; cloître du xviii^ s.) abritent la mairie, le tribunal et la gendarmerie. La sous-préfecture y est attenante.

A dr. sont les quais de l’isole. Passant la rivière on peut ' regagner la gare, soit à dr. par la rue Savary, soit: à g. par ' le quai Brizeux et la route de voilures. |

Si, laissant à dr. l’isole, on franchit l’Ellé près de son J confluent, on trouve l’avenue Georges-Clemenceau, jadis j boulevard du Bourgneuf, plantée d’arbres et à l’extrémité j de laquelle est l’ancien couvent des Dominicains, fondé en 1255, I occupé auj., sous le nom d’ Abbaye Blanche, par les Dames j de la retraite (pension de famille pour dames) : dans la cour, une ^ chapelle funéraire contient les restes de Jean, de Montfort, ' duc de Bretagne, et de sa femme. ,

Environs. — A 9 k. N.-E., en passant devant la chapelle de Rosgrand qui j a un jubé en bois, de la Renaissance, on va Arzano, 1,941 hab., où fut élevé ’ Bri?eux qui y a placé les épisodes "de son poème « Marie» : un médaillon du ! poète est voisin du pont Kerlo, dans la vallée du Scorff. — A 21 k. N. I.â Faoüet (p. 362) par les rochers du Diable.

Autobus, plusieurs fois par j., 14 k. 5 en 50 min., 2 fr., pour Le Pouldu en passant par Clohars-Carnoët. Les voitures de louage suivent un itinéraire plus pittoresque, par la forêt de Clohars-Carnoët et l’ancienne abbaye de Saint- Mauriqe fondée en 1170, et dont les restes, sans intérêt, se trouvent dans le parc d’un château du xvm® s., dans un site magnifique. — Le Pouldu (hôt. : PouzouUic, T.c.F. ; des Bains, t.c.f. ; des Grands-Sables ; du Pouldu) est une . station balnéaire formée de deux agglomérations : les Grands-Sables avec une belle grève sablonneuse, et le hameau du Pouldu, à l’embouchure de la Laïta, que ferme une barre de sable. Un bac (10 c.) traverse l’estuaire ; à 4 k. de l.è Gtiidel (service d’auto l’été entre le bac et la station du tram) est relié à Lorient par un tram électrique.

De Quimferi.é a Concarneau (ch. de fer départemental ,40 k.) — 6 k-

366 — [47] t)È NANTÈS A BREST

La Ford-Clohars, halte à i k, de la lisière de la furêl (750 hect.). — 9 k. Moilan ; alWe couverte, dolmens et menhirs. — 16 k. Ricc-sur-BiHnii : parcs à huîtres. — 31 k. Pont-Aven (hôt. : *Ji4lia, dipl. et recomm. t.c.f., nombreu.x tableaux et pochades laissés par les artistes de passage ; Le Glouannec ; Terminas, sur le port), 1,927 hab., sur l’Aven, est une localité pittoresque, tréquentée par les artistes ; c’est une excursion classique de Bretagne ; les femmes sont célébrés par leur charme et leurs costumes. Le lit de la rivière est encombré de roches qui y forment des cascatelles ; nombreux moulins ; joli bois d’Amour, peuplé de hêtres. A 3 k. 5 S. château du Hénan du xv“ s. au bord de la rivière, avec donjon haut de 23 m. A 5 k. plus loin, Port-Manech (annexe de l’.hôtel Julia), petit port de pêche et station de bains, à l’embouchure de l’Aven, ün peut s’y rendre en b, arque ou par canot automobile (2 fr. 50 aller et retour).

— k. Nizon ; à 500 m., ruines imposantes du,château de Rustépha», reconstruit au xv» s. — sS k. Névez, station desservant (5 k.) Port-Manech (F. cidessus). . — Après Lanricc, on longe la vasière de Concarneau ; vue à g. sur les remparts de la Ville-Close.- — 39 k. Concarneau-Ville ; 40 k. Concarneau- gare (V. oi-dessous).

2-^4 k. Bannalec, 6,138 hab. — Le ch. de ier traverse sur une chaussée l'étang de Rosporden.

234 k. Rosporden (hôt. : Continental, t.c.f. ; des Voyageurs), 2,450 hab. ; l’église, xiiic-xv« s., a un clocher du xiif® s. et un porche de la même époque, son abside baigne pittoresquement dans l’étang vaste de 45 hect.

De Rosporden a Carhaix (ch. de fer départemental, 50 k.). — La ligne,, après avoir traversé en remblai l’étang, dessert Coatloch, près de la forêt do ce nom. — 13 k. Sca'ér (hôt. des Voyageurs), 6,676 hab., la plus grande commune du Finistère, en partie dans la région désertique des Montagnes-Noires.

■ — On franchit l’isole. — 18 k. Guiscriff, église de 1570. — Viaduc haut de 18 m. — 25 k. Kerbiquet, avec les ruines d’un château du xvi® s. converti en ferme. — 30 k. Gourin (hôt. du Cheval-Blanc, t.c.f.), 5,409 hab. : église gothi(]ue, du xvi' s. avec tour à balustres, et chapelle N.-D. des Victoires, de même époque ; pardon, le dernier dim. de sept. Intéressantes excursions dans les Montagnes-Noires, notamment au roc de Toula'éron (4 k.), qui émerge du faîte du bois de ce nom, à 326 m. d’alt. (vue immense), et à la chapelle Sainl- Huvé (3 k. 5), du XV® s., où a lieu en sept, un curieux pardon des chevaux. Bifurc. pour Lorient (p. 362). — La ligne s’élève pour franchir les Montagnes- Noires, et longe la lisière de la forêt de Conveau. — 37 k. Motreff, à 218 m. d’alt. On redescend ensuite sur l’autre versant des Montagnes-Noires ; exploitations d’ardoises. — 45 k. Port-de-Carhaix sur le canal de Nantes à Brest : bifurc. pour Châteaulin (p. 323). • — 50 k. Carhaix (p. 323). Suite de la ligne vers Guingamp, p. 323.

De Rosporden a Chateauneuf-du-Faou (ch. de fer départemental, 38 k.).

— 6 k. Elliant, intéressants costumes. — 16 k. Coray, à 231 m. d’alt. On franchit au delà les Montagnes-Noires. — 27 k. Laz, dans les Montagnes-Noires, et près de la forêt du Laz. On redescend vers la vallée de l’Aulne. — 38 k. Châieauneuf-du-Faou (p. 309), bifurc. pour Carhaix et Châteaulin. Suite do la ligne vers Landivisiau (p. 308) par les monts d’Arrée.

De Rosporden à Conearneau, 16 k. en 30 min. ; 3 fr. 40, 2 fr. 25, i fr. 40. — De Paris à Concarneau, billets de bains de mer, en temps normal ; s’informer.

Concarneau, 7,263 hab., est un important port de pêche sardinier (800 bateaux env.), pittoresquement situé sur la baie de la Forêt.

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